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Un instant nommé je t’aime

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Le temps court et nous lui courons après… mais j’ai pris le temps de m’arrêter et de regarder autour de moi et c’est là que l’on réalise parfois que notre vie est une imposture, que cela nous sert en rien de courir car le temps continuera son chemin quoi qu’il advienne et essayer de le rattraper c’est oublier de rire, d’aimer, de vivre.

Alors arrêtons-nous et laissons le temps passer et immortalisons chaque instant de nos vies. Trompez le temps avec l’amour car aimer est synonyme d’éternité. Regardons dans les yeux de l’autre, qu’y voyez-vous ? Un univers d’infini. Touchons la peau de l’autre, que ressentez-vous ? Il n’y a que votre nous qui existe. Etreignons le corps de l’autre, que ressentez-vous ? L’essence de la vie.  Ecoutez la voix de l’autre, qu’entendez-vous ? Le temps arrêtant sa course pour vous offrir un instant nommé je t’aime.

Djihane S.

Rêves d’enfants

 

rêves

Texte écrit le mercredi 12 octobre 2011.

Chacun de nous essaye de faire son bout de chemin sur cette terre. Nos rêves de petite fille (ou de petit garçon) disparaissent au fil du temps, enfin… pas tout à fait. De rares personnes gardent leurs rêves d’enfant, des personnes qui sont destinées à devenir des êtres uniques, non pas supérieurs aux autres mais juste différents dans leur manière d’appréhender le monde.
On nous ressasse tout le temps « il faut grandir » mais… si grandir veut dire renoncer à soi pour plaire au plus grand nombre, je refuse de le faire alors!! 
Je voudrais être une citoyenne du monde, voyager à ma guise… et quand je parle de voyage ce mot ne renvoie pas seulement au fait d’aller de ville en ville, d’un pays vers un autre… Voyager pour moi c’est aussi lire ou fermer les yeux et oublier un instant que l’on est adulte et écouter l’enfant qui est en nous… si vous tendez l’oreille, il pourrait vous surprendre avec ce qu’il a à dire. 
Djihane S
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C’est quoi l’amour ?

retrouvailles

J’avais une vision de l’amour assez apocalyptique, car je pensais que les plus belles histoires d’amour, les plus intenses sont celles qui engendrent la souffrance. Je pensais que c’était la souffrance, l’amour contrarié donc qui était le plus beau. Mais maintenant j’ai une tout autre vision, je pense sincèrement que le véritable amour gagne toutes les batailles. Un amour qui donne le privilège de goûter au plus beau des nectars que la vie peut offrir, un amour intense et profond qui perdure et survit au delà de la mort. Au-delà de toute chose, en ce bas monde.

Djihane S.

Un Homme …Une Femme

homme femmeNarratrice

Dans une pièce, j’imagine deux êtres debout, l’un près de l’autre, ils ne peuvent se regarder. Un homme, une femme, attendent je ne sais quoi et laissent leurs deux cœurs parler mais  voilant leurs paroles de viles banalités, sauront-ils se reconnaître ? Sauront-ils se retrouver ? Nul ne peut prédire la fin de cette histoire dont vous n’êtes que les spectateurs.

Ils ne peuvent se regarder…

Une  femme

Je ne te connais pas et je ne te donnerai pas mon cœur, qui sait ce que tu en feras, je préfère le garder et l’enfermer dans la forteresse de mon âme, peut être que je ne souffrirais pas.

Un homme

Je ne te connais pas, et je n’ai que faire de ton cœur mais qui sait, peut-être que tu me le donneras.

Une femme

On dit que tu es le monde et que j’en suis l’origine. On dit qu’on est des paires et qu’on ne peut nous séparer.

Un homme

On dit que je suis le roi de ce monde. Il est certain qu’on est des paires mais je ne me sers de toi que pour enfanter les miens. On dit que tu m’es destiné mais je préfère penser au pluriel.

Une femme

Je ne te connais pas et je m’interroge sur mon sort, je suppose que tu t’en fou.

Pourquoi ne me regardes-tu pas ?

Ne sommes-nous pas des paires ?

Un homme

On ne se connaît pas, chacun fait son bout de chemin, qui sait peut-être qu’on finira par nous retrouver

Une femme

On dit que la violence enfante ton monde.

On dit que le chagrin enfante le mien.

Un chagrin causé par les tiens.

Un homme

On dit qu’on blesse autant qu’on est blessé.

On dit qu’on trahit autant qu’on est trahi.

Une femme

Mais tant de fois vous nous repoussez / délaissez.

Un homme

Mais tant de fois vous nous ignorez.

Une femme

Vous nous haïssez

Un homme

Vous nous aimez (en riant) / (se moquant).

Mais vous pouvez aussi nous haïr (triste).

Une femme

Et vous pouvez aussi nous aimer (mélancolique).

Un homme

Ma sensibilité me trahit à chaque fois, je deviens tel un enfant sans défense, un petit garçon. Une sensibilité extrême que je vis comme un  arrêt de mort dans un monde ou les seuls mots d’ordres sont : L’hypocrisie, la jalousie et le mépris.

Vous savez de quoi je parle ? (Au public avec un petit sourire)…

De ce sentiment qui vous donnes des ailes.

Une femme

Ma raison me dicte de m’enfuir, elle me montre l’abime de souffrance dans lequel je ne puis que tomber (prise de panique).

Un homme

Et que te dicte ton cœur ?

Une femme

Mon cœur ? Mon cœur me dit de courir, de m’enfuir le plus loin possible de toi.

Comment veux-tu que je m’ouvre à toi lorsque tout autour de moi me dit que je ne le dois pas.

Un homme

Un jour quelqu’un a dit :

« La peur est le plus terrible des passions parce qu’elle paralyse le cœur et l’esprit ».

Une femme

Un jour quelqu’un a dit que l’amour c’est :

« Se voir le plus possible et s’aimer seulement, sans ruse et sans détour, sans honte ni mensonge, sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remord nous ronge, vivre à deux et donner son cœur à tout moment ».

Un homme

Vous savez ! L’amour est comme une belle rose empoisonnée qu’on contemple sans pouvoir y toucher.

Une femme

Mais nous aimons tant nous enivrer avec le doux poison qu’il laisse couler dans nos veines.

(Elle s’avance et chante)

J’aimerai que tu me gardes dans tes bras,

Et que tu me fasses oublier,

Les tumultueuses années, de mon passé,

De peines et de haines ;

J’aimerai que tu me gardes dans ton cœur,

Et que tu m’y enfermes,

Pour toujours, à tout jamais, à l’infini

Narratrice

Autrefois, il avait un trésor, le plus beau qu’il en soit donné d’avoir. Ce trésor n’était pas parfait, il avait ses défauts certes, mais maintenant il l’a perdu. Savez-vous pourquoi ?

Parce qu’il était trop aveugle pour se rendre compte de sa valeur.

Ce trésor c’est… l’amour d’une femme…c’est comme si le monde arrêtait sa course, juste pour vous, car vous n’êtes plus le roi de ce monde, mais vous êtes le monde à ses yeux.

Malheureusement, un trésor qu’on s’obstine à ne pas voir, finit toujours par disparaître…et sa disparition ravage tout sur son passage.

 De nos jours, il est condamné à vivre dans le néant…son image quant à elle s’effacera petit à petit de sa mémoire, j’en suis consciente.

Mais son cœur, le cœur glacial et insensible qu’il avait gardera des bribes de souvenirs d’elle.

Il était aveugle parce qu’il ne savait pas que l’amour c’est …savoir être soi-même sans artifices ni préjugés, tout simplement se mettre à nu devant l’être aimé.

Djihane S.

Pour un amour d’Ange (2): Angels or Devils

Vidéo: Chanson qu’Ange écoute

 

ANGE : J’aurais envie de lui dire, avant, que mon seul souci est qu’il le sache… Et si je te disais… que l’homme dont je parle… c’est… TOI.

ALEXANDER : (Silence)

ANGE : Ça ne l’engagera à rien…. Que faire devant son silence, on sent qu’il pourrait s’éloigner, à tout jamais, comment combler le vide qu’il pourrait laisser…

ALEXANDER : Pourquoi moi ? Qu’ai-je donc qui aurait pu lui plaire en moi, Ange, POURQUOI moi ?

ANGE : Je ne saurais l’expliquer ? On est là, à toujours vouloir contrôler nos vies mais finalement, on se rend compte qu’il y a, autour de nous, des entités encore plus puissantes, que notre désir de vouloir tout planifier, le désir de contrôler nos sentiments, de contrôler nos cœurs.

ALEXANDER : Mais…

ANGE : Entendant ce mais, le monde s’écroule, la bribe d’espoir qui nous permettait de tenir s’étiole soudain devant nos yeux, notre cœur, le marin de la mer de l’amour devient naufragé de la vie, naufragé de ce mais qui le met à la dérive. On sait ce qu’il va advenir après ce mais.

ALEXANDER : Je ne crois pas que je sois l’homme qu’il faille à mon Ange.

ANGE : Et si tu me laissais décider de ce qu’il me faudrait ?

ALEXANDER : On se connaît, je me connais. Je ne suis qu’un homme, un simple mortel, qui n’a pas pu, dans sa vie, contempler une pureté comme celle qui émane de la femme Ange. Mon âme est malade, elle est souillée, avide de conquêtes. Hélas, je suis condamné à jeter mon dévolu sur toutes les autres âmes souillées comme la mienne. Des femmes infâmes qui se laissent courtiser, faisant de leurs corps un havre non pas de paix mais de débauche. Avoir goûté à ses interdits m’a changé. Je suis condamné à répéter ce rituel pour l’éternité. Ma douce Ange.

Alexander, prend doucement la main d’Ange, tout en la caressant, doucement. Ange tremble. Leurs regards se croisent. L’espace d’un instant, leurs visages se rapprochent, mais Alexander est incapable de le faire. D’approcher de ses lèvres, d’y déposer un doux nectar de baiser. Il recule.

ANGE : Ton âme n’est pas souillée, mon Alexander, c’est parce que j’ai pu la contempler de près que j’ai pu l’apprécier à sa juste valeur. (Silence) J’aimerais lui dire tant de choses mais il me repousse. Alexander, c’est les instants qu’on a passé ensemble qui m’ont fait voir l’homme que tu es, généreux. Ne t’interroge pas sur le pourquoi de mon action.

ALEXANDER : Ange… Je suis désolé, il nous est impossible d’être ensemble. Je n’aurais jamais cru qu’Elle puisse me regarder autrement qu’à travers les yeux d’une amie.

ANGE : On sait peu de chose sur l’amour mais on ne puit l’approcher d’aussi près que lorsque l’on a le cœur brisé. C’est une terrible sensation que de se faire repousser par l’Autre. Mais, on se dit, « au moins on sait » que ce n’est pas réciproque. Lorsqu’il avait pris ma main pour la déposer contre la sienne, son doux geste, ses douces caresses. Son regard, intense regard, comment peut il mentir avec cela. Que cache-t-il au fond de son cœur mon doux Alexander. Amis. Nous sommes amis, juste amis.

ALEXANDER : Ne m’en veux pas ma douce Ange. Je ne puis me permettre de te perdre, tu m’es précieuse. J’éprouve un profond respect pour toi. Tu n’es pas comme toutes les Autres. Je ne puis prendre le risque de souiller ton âme. Pure Ange. Je ne sais si je peux te rendre heureuse, je ne peux prendre le risque de t’introduire dans le monde dans lequel je vis. Mon quotidien est conditionné par la malédiction qui me hante depuis l’aube des temps.

ANGE : On pourrait faire l’effort d’essayer d’être ensemble, j’aimerais lui dire, mais parfois on ne peut que boire les paroles de l’Autre. On est déjà aller trop loin, on se dit. Alors on dit : Alexander, je t’en supplie fais comme si les paroles que j’ai dites n’avaient pas eu lieu. Efface de ta mémoire la ligne que j’ai franchie pour me libérer du dur fardeau qu’était de te voir sans pouvoir te dire, juste te dire. Tout le bien que je pense de toi, te raconter comment lors d’une journée ordinaire tu es entrée dans ma vie pour y élire domicile. Comment ce jour, tu as réveillé en moi une part que je n’écoutais plus depuis un moment. Non, on ne peut dire tout cela, lorsqu’on est femme.

ALEXANDER : Je ne peux me permettre de la perdre. Ange, je pourrai être là pour toi, on peut faire des folies, les folies que tu rêves de faire. On pourrait continuer de se voir, rire, faire un bout de chemins ensemble. Mais je ne peux être avec toi à cause de ce que je suis. Une femme comme toi ne devrait pas être avec des hommes comme moi, car je finirai par te blesser c’est dans ma nature. Et je ne peux me permettre de te perdre, je me répète, je sais, mais c’est important. Ange, mon Ange, tu es si douce, si adorable. Sais tu que tu es belle, aussi. Sais tu que tu es un bout de femme exceptionnel. C’est pourquoi il est nécessaire qu’on ne soit qu’amis.

ANGE : Amis ! Ce mot résonnait dans ma tête, tel un coup de tonnerre, transperçant mes sens. Et si j’acceptais de me perdre dans son être labyrinthique, si j’acceptais le fait que je puisse souffrir, lorsqu’il ressentira le besoin d’aller voir ailleurs. Lorsque le chant de ces sirènes dont il m’a parlé l’attirera dans les abysses de la tentation. Si j’étais prête à prendre le risque car il vaut mieux avoir vécu un seul véritable amour, aussi bref qu’il soit, qu’un millier de vies sans.

ALEXANDER : Je suis désolé.

ANGE : Je ne regrette pas.

ALEXANDER : Que je ne la perde pas.

ANGE : Le cœur brisé, on continue, toutefois d’avancer. Ecoutant une triste mélodie, en boucle angels or devils des Dishwalla, en est le titre. On se sent encore plus seul. 02h35 du matin, le sommeil semble, nous avoir abandonné. Alexander,  son nom résonne dans ma tête. On se sent impuissant. On se dit qu’on aurait pu faire un bout de chemin ensemble. Pourquoi les larmes ne viennent-elles pas laver mon chagrin ? Il est loin de nous, celui qui aurait pu être le dernier élu mais il en a décidé autrement. On se contera de l’amitié de cet Autre, qui, l’espace d’une histoire a chamboulé toute une vie.

3h03 du matin, Ange décide d’aller dormir, la nuit porte conseil, dit-on ! Et Alexander que fait-il en ce moment précis, se demande-t-elle ? Elle écoute une autre triste chanson qui résume son triste sort : loneley. Voila pour le moment… à propos de cet Ange déchue….

To be continued…

Djihane S.

Ces instants volés à la vie

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Par nécessité, je suis loin de mon âme-soeur, on est très fusionnel alors quand je suis loin de lui, je me sens perdue.

Je ne veux plus le laisser derrière moi car mon cœur se brise un peu plus chaque fois que notre séparation s’approche. Si mon amour pour lui avait une forme, ce serait une lune qui illuminerait les ténèbres de notre monde, qui illuminerait mon sombre monde. Notre amour est une chanson douce que l’on chantonne à deux. Nous aimer est une évidence alors on vit pour ces instants volés à la vie qui permettent de nous sentir en vie.

Djihane S.