Pour un amour d’Ange (2): Angels or Devils

Vidéo: Chanson qu’Ange écoute

 

ANGE : J’aurais envie de lui dire, avant, que mon seul souci est qu’il le sache… Et si je te disais… que l’homme dont je parle… c’est… TOI.

ALEXANDER : (Silence)

ANGE : Ça ne l’engagera à rien…. Que faire devant son silence, on sent qu’il pourrait s’éloigner, à tout jamais, comment combler le vide qu’il pourrait laisser…

ALEXANDER : Pourquoi moi ? Qu’ai-je donc qui aurait pu lui plaire en moi, Ange, POURQUOI moi ?

ANGE : Je ne saurais l’expliquer ? On est là, à toujours vouloir contrôler nos vies mais finalement, on se rend compte qu’il y a, autour de nous, des entités encore plus puissantes, que notre désir de vouloir tout planifier, le désir de contrôler nos sentiments, de contrôler nos cœurs.

ALEXANDER : Mais…

ANGE : Entendant ce mais, le monde s’écroule, la bribe d’espoir qui nous permettait de tenir s’étiole soudain devant nos yeux, notre cœur, le marin de la mer de l’amour devient naufragé de la vie, naufragé de ce mais qui le met à la dérive. On sait ce qu’il va advenir après ce mais.

ALEXANDER : Je ne crois pas que je sois l’homme qu’il faille à mon Ange.

ANGE : Et si tu me laissais décider de ce qu’il me faudrait ?

ALEXANDER : On se connaît, je me connais. Je ne suis qu’un homme, un simple mortel, qui n’a pas pu, dans sa vie, contempler une pureté comme celle qui émane de la femme Ange. Mon âme est malade, elle est souillée, avide de conquêtes. Hélas, je suis condamné à jeter mon dévolu sur toutes les autres âmes souillées comme la mienne. Des femmes infâmes qui se laissent courtiser, faisant de leurs corps un havre non pas de paix mais de débauche. Avoir goûté à ses interdits m’a changé. Je suis condamné à répéter ce rituel pour l’éternité. Ma douce Ange.

Alexander, prend doucement la main d’Ange, tout en la caressant, doucement. Ange tremble. Leurs regards se croisent. L’espace d’un instant, leurs visages se rapprochent, mais Alexander est incapable de le faire. D’approcher de ses lèvres, d’y déposer un doux nectar de baiser. Il recule.

ANGE : Ton âme n’est pas souillée, mon Alexander, c’est parce que j’ai pu la contempler de près que j’ai pu l’apprécier à sa juste valeur. (Silence) J’aimerais lui dire tant de choses mais il me repousse. Alexander, c’est les instants qu’on a passé ensemble qui m’ont fait voir l’homme que tu es, généreux. Ne t’interroge pas sur le pourquoi de mon action.

ALEXANDER : Ange… Je suis désolé, il nous est impossible d’être ensemble. Je n’aurais jamais cru qu’Elle puisse me regarder autrement qu’à travers les yeux d’une amie.

ANGE : On sait peu de chose sur l’amour mais on ne puit l’approcher d’aussi près que lorsque l’on a le cœur brisé. C’est une terrible sensation que de se faire repousser par l’Autre. Mais, on se dit, « au moins on sait » que ce n’est pas réciproque. Lorsqu’il avait pris ma main pour la déposer contre la sienne, son doux geste, ses douces caresses. Son regard, intense regard, comment peut il mentir avec cela. Que cache-t-il au fond de son cœur mon doux Alexander. Amis. Nous sommes amis, juste amis.

ALEXANDER : Ne m’en veux pas ma douce Ange. Je ne puis me permettre de te perdre, tu m’es précieuse. J’éprouve un profond respect pour toi. Tu n’es pas comme toutes les Autres. Je ne puis prendre le risque de souiller ton âme. Pure Ange. Je ne sais si je peux te rendre heureuse, je ne peux prendre le risque de t’introduire dans le monde dans lequel je vis. Mon quotidien est conditionné par la malédiction qui me hante depuis l’aube des temps.

ANGE : On pourrait faire l’effort d’essayer d’être ensemble, j’aimerais lui dire, mais parfois on ne peut que boire les paroles de l’Autre. On est déjà aller trop loin, on se dit. Alors on dit : Alexander, je t’en supplie fais comme si les paroles que j’ai dites n’avaient pas eu lieu. Efface de ta mémoire la ligne que j’ai franchie pour me libérer du dur fardeau qu’était de te voir sans pouvoir te dire, juste te dire. Tout le bien que je pense de toi, te raconter comment lors d’une journée ordinaire tu es entrée dans ma vie pour y élire domicile. Comment ce jour, tu as réveillé en moi une part que je n’écoutais plus depuis un moment. Non, on ne peut dire tout cela, lorsqu’on est femme.

ALEXANDER : Je ne peux me permettre de la perdre. Ange, je pourrai être là pour toi, on peut faire des folies, les folies que tu rêves de faire. On pourrait continuer de se voir, rire, faire un bout de chemins ensemble. Mais je ne peux être avec toi à cause de ce que je suis. Une femme comme toi ne devrait pas être avec des hommes comme moi, car je finirai par te blesser c’est dans ma nature. Et je ne peux me permettre de te perdre, je me répète, je sais, mais c’est important. Ange, mon Ange, tu es si douce, si adorable. Sais tu que tu es belle, aussi. Sais tu que tu es un bout de femme exceptionnel. C’est pourquoi il est nécessaire qu’on ne soit qu’amis.

ANGE : Amis ! Ce mot résonnait dans ma tête, tel un coup de tonnerre, transperçant mes sens. Et si j’acceptais de me perdre dans son être labyrinthique, si j’acceptais le fait que je puisse souffrir, lorsqu’il ressentira le besoin d’aller voir ailleurs. Lorsque le chant de ces sirènes dont il m’a parlé l’attirera dans les abysses de la tentation. Si j’étais prête à prendre le risque car il vaut mieux avoir vécu un seul véritable amour, aussi bref qu’il soit, qu’un millier de vies sans.

ALEXANDER : Je suis désolé.

ANGE : Je ne regrette pas.

ALEXANDER : Que je ne la perde pas.

ANGE : Le cœur brisé, on continue, toutefois d’avancer. Ecoutant une triste mélodie, en boucle angels or devils des Dishwalla, en est le titre. On se sent encore plus seul. 02h35 du matin, le sommeil semble, nous avoir abandonné. Alexander,  son nom résonne dans ma tête. On se sent impuissant. On se dit qu’on aurait pu faire un bout de chemin ensemble. Pourquoi les larmes ne viennent-elles pas laver mon chagrin ? Il est loin de nous, celui qui aurait pu être le dernier élu mais il en a décidé autrement. On se contera de l’amitié de cet Autre, qui, l’espace d’une histoire a chamboulé toute une vie.

3h03 du matin, Ange décide d’aller dormir, la nuit porte conseil, dit-on ! Et Alexander que fait-il en ce moment précis, se demande-t-elle ? Elle écoute une autre triste chanson qui résume son triste sort : loneley. Voila pour le moment… à propos de cet Ange déchue….

To be continued…

Djihane S.

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