Brutes

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Je tiens à remercier les Editions Denoël pour cette lecture.

Titre: Brutes
Auteur:
Anthony Breznican
Traductrice: Mathilde Tamae-bouhon
Éditeur:
Editions Denoël & d’ailleurs
Nombre de pages: 560
Catégorie:
Littérature étrangère
Parution: 20/08/2015

Résumé

Pittsburgh, années 1990. Saint-Mike est un lycée catholique en perdition. Sa réputation désastreuse l’a transformé en décharge à délinquants et le corps enseignant a depuis longtemps baissé les bras, préférant fermer les yeux sur les agissements de certains élèves qui se livrent à un bizutage sans merci sur les plus jeunes. C’est au milieu de cet enfer que Peter Davidek fait son entrée en première année. Il se lie avec Noah Stein, un garçon plein de ressources portant une mystérieuse cicatrice au visage, et la belle et fragile Lorelei, qui rêve d’entrer dans le clan très fermé des filles populaires. À trois, auront-ils une chance de survivre à ce système scolaire cruel où l’on entre innocent et dont on ressort en ayant fait de l’intimidation et de la brutalité un mode de vie?
Brutes est un roman d’apprentissage inversé, où les élèves découvrent qu’au lieu de chercher la maturité et la sagesse, mal tourner est le meilleur moyen de s’en sortir.

Avis

Faisons un saut dans le temps. Pittsburgh, 1991, quand les téléphones portable n’étaient pas démocratisés et quand il fallait aller à la bibliothèque pour faire une recherche plutôt que sur Wikipedia. Dans Brutes, Anthony Breznican nous plonge dans un lycée catholique désireux de préserver les traditions, dont le bizutage en est la figure de proue. Selon les professeurs et la principale, Sœur Maria, cela favorise l’intégration des nouveaux. Les premières années se font humilier par les dernière années tout au long de l’année pendant que les enseignants ferment les yeux, bien contents d’échapper aux menaces, coups, chantages ou autre provocations. Le lycée est en perdition depuis pas mal d’années du au « passage de pouvoir », quand les jeunes entrent en dernière année, ils se défoulent sur les nouveaux pour se venger de ce qu’on a pu leur faire quelques années auparavant. C’est un cercle vicieux qui s’envenime d’années en années. Il n’y a pas de place pour la sagesse à Saint Mike, seul la force ou l’intimidation règne.

Des les premières pages nous sommes immergés dans les années 1990 dans ce lycée rempli de délinquants. Rien qu’avec le prologue nous pouvons entrevoir tout le potentiel de ce roman. Un élève poussé à bout par ses camarades s’apprête a créer une catastrophe, les spectateurs qui se délectent du spectacle, des profs désireux de sauver les apparences… La force du roman pourrait être ses personnages et leur caractère, mais c’est surtout ce qu’en fait l’auteur qui rend Brutes si captivant. Chaque protagoniste a son histoire, que ça soit un personnage principal ou secondaire, même un personnage que l’on ne voit que l’espace 2 pages, tous ont un vécu bien développé. Si untel est désagréable avec untel, c’est à cause de son vécu. Il y a toujours une raison derrière les faits et gestes de chacun, même si souvent c’est injuste ou bête. Cela rend cette lecture terriblement vraie, tout le monde est humain et tout ceci pourrait arriver et c’est sûrement déjà arrivé et se passe encore.

Nous suivons principalement l’histoire de 3 premières années : Peter Davidek, Noah Stein et Lorelei Paskal. Tout trois ont des raisons différentes d’être entrés à Saint Mike et pas ailleurs. Tout trois cherchent à faire leur temps la bas sans qu’on les persécute mais tous les trois ont des méthodes bien différentes pour y parvenir. Qui du garçon influençable, du garçon qui ne se laisse pas faire ou de la fille voulant à tout prix plaire s’en sortira le mieux dans cet enfer ? Nous suivons leurs évolution au fil des pages, leurs destins s’entremêlent et croisent le chemin de brutes qui n’hésiteront pas à se jouer d’eux.

Malgré le fait que l’histoire centrée sur nos trois héros soit très intéressante, le personnage que j’ai préféré est Hannah Kraut. Une dernière année, une vraie brute si on en croit les autres élèves. Pas de façon violente, mais plutôt psychologique. Après deux années de cauchemars à Saint Mike, Hannah a mystérieusement réussi à faire cesser taquineries, surnoms et harcèlements. Elle est désormais crainte de tous et c’est la personne à éviter absolument si on veut être tranquille. C’est son enfance, sa jeunesse et son histoire qui m’ont le plus touché. Si je devais choisir ne serait-ce qu’une seule personne du livre pour être mon ami, je choisirais Hannah Kraut, une âme brisée.

Brutes est un roman passionnant. On est subjugué par le réalisme que dégage le style d'écriture d'Anthony Breznican. 
Dire que ce n'est que son premier roman... Je ne peux que vous recommander cette lecture.

Fabien S.

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4 réflexions sur “Brutes

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