Le retour

11721942_10206267778925429_786179332_n Je remercie les éditions Baudelaire pour cette lecture.

Titre: Le retour
Auteur:
Georges-François Hacherez
Éditeur:
Editions Baudelaire
Nombre de pages:
 232
Catégorie:
Science Fiction
Parution :
30 avril 2015

Résumé de l’éditeur

De retour sur terre après 42 ans dans l’espace, Alex Gabet s’attend à une arrivée triomphale. Dans un Paris reconstruit, le cosmonaute découvre une population dont les facultés mentales ont littéralement disparu. Il se retrouve malgré lui incorporé dans cette nouvelle société et est désigné professeur de biologie cybernétique. Peu à peu, Alex Gabet comprend que ses étudiants n’ont plus rien d’humain, ce ne sont que des hommes et des femmes fabriqués artificiellement, avec de nombreuses anomalies. L’ancien astronaute se lance dans une périlleuse quête de vérité qui le mène à la rencontre d’une civilisation souterraine. Les derniers humains se terrent dans les égouts et le réseau de métro en ruine. Au sein de cette communauté clandestine, la résistance contre les humanoïdes de la surface s’organise

Avis

Le lecteur averti de science fiction que je suis a forcément été emballé par ce synopsis. C’est typiquement le genre de dystopie que j’apprécie: Un monde totalement inconnus du héros qu’on découvre en même temps que lui. Ici, ce n’est pas vraiment un monde inconnu mais plutôt modifié, les robots humanoïdes ont remplacé les humains. Attention, rien à voir avec Terminator. Dans ces films, Skynet veut exterminer l’humanité toute entière mais si les Terminators ont une apparence humaine c’est juste pour se fondre dans la population du passé. Les robots de Georges-François Hacherez sont à l’opposé. Ils ne cherchent pas à détruire l’humanité, ils cherchent à la recréer (Une catastrophe l’aurait anéantie). J’ai trouvé ces robots plutôt naïfs, mais bel et bien originaux.

Une fois le retour du héros Alex Gabet sur terre et la découverte de ce nouveau Paris, la tournure de l’histoire prend une direction inattendue. Ça pourrait rebuter certains lecteurs mais c’est sans doute un parti pris de l’auteur. On comprend facilement à quel point la terre a changé et l’adaptation du héros est rapide. Le livre est raconté à la 3ème personne et nous n’avons pas accès aux pensées du héros. Si Alex Gabet donne l’impression d’accepter si vite le changement du monde sans poser de questions c’est pour le comprendre, mais ça il faut soit le deviner, soit attendre la fin pour l’apprendre.

Ce monde humanoïde créé par Georges-François Hacherez pourrait paraître bancal mais pour ma part je l’ai trouvé crédible. Certes les robots sont naïfs, ils veulent remplacer les humains, les imiter de façon bête et méchante sans sous-peser le pour et le contre, mais il y a une explication à tout cela. Encore une fois, certains peuvent ne pas aimer ce genre de narration ou ce type de monde, mais cela reste de la science fiction type Dantec, soit on aime soit on n’aime pas.

Plus que l’histoire en elle-même, j’ai aimé découvrir ce monde à travers les yeux du héros. Celui-ci met tout en oeuvre pour comprendre son nouvel environnement et tout y passe: Le grand boum, ce qui l’a déclenché, comment les robots ont prit le pouvoir, l’organisation de la résistance ou celle des humanoïdes, sans parler de toute les recherchent en cybernétique, robotique ou médecine.

Georges-François Hacherez profite du Retour de son héros pour dépeindre une société humanoïde calquant ses faits et gestes sur l’humanité, une écriture qui n’est pas sans rappeler le métier de sociologue de l’auteur.

Fabien S.

3 réflexions sur “Le retour

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