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Ciel, 4.0: L’automne du renouveau

gulfstream ciel 4 été du renouveau heliotJe remercie Gulf Stream Éditeur pour cette lecture.

Titre: Ciel 4.0, l’automne du renouveau
Auteur:
Johan Heliot
Éditeur: Gulf Stream
Nombre de pages: 243
Catégorie:
Dystopie
Parution: 28/01/2016

Résumé

L’Intelligence Artificielle qui, en un hiver, avait dompté l’humanité est sur le déclin. Retranchée dans un ancien château dans les contreforts vosgiens, elle observe ses partisans affronter les résistants, toujours mieux organisés. Dans cette atmosphère de confrontation où la joie des victoires est entachée par l’amertume des représailles, les cinq Keller, ballotés par les événements, convergent vers les Vosges et le chalet de Tomi. Celui-ci aura-t-il l’occasion de voir sa famille réunie avant que le cancer ou la guerre ne l’emporte ? Et quel sera le prix à payer pour que les hommes se libèrent du joug écologiste de l’IA ?

Avis 

Chronique du tome 1
Chronique du tome 2
Chronique du tome 3

Ainsi s’achève ma découverte de la série Ciel avec ce quatrième et dernier tome. Johan Heliot a su susciter mon intérêt du début jusqu’à la fin. Avant de parler de l’ensemble de la saga, parlons de ce dernier volet.

Nous retrouvons nos cinq personnages principaux et leurs compagnons. Le combat contre Big bug, l’intelligence artificielle qui a assujetti l’humanité fait rage. Il a été très intéressant d’observer l’évolution des personnages de cette saga. Voir comment les bouleversements de leurs habitudes et de leur mode de vie qui leur procurait toutes les commodités de l’ère technologique, les ont profondément changés. l’heure est aux bilans, qui de la machine ou de l’homme gagnera la guerre?

Dans l’automne du renouveau, les dernières pièces du puzzle se mettent en place pour nous permettre de clore cette saga. J’ai beaucoup apprécié l’enchaînement des chapitres, les personnages qui se perdent puis se retrouvent et les liens qui se renforcent, une vision optimiste de l’humanité qui se montre solidaire, plus que jamais, face à la menace de son extinction programmée. Big bug, quant à elle, est certes une machine mais on ne peut s’empêcher de se dire que l’Homme l’a créée à son image. Dans ce tome on découvre une autre de ses facettes, l’intelligence artificielle est un personnage qui donne à réfléchir.

Ce tome 4 est une excellente conclusion. Johan Heliot sait mener son lecteur là où il veut qu’il soit, en levant le voile à petite dose sur son univers, on ne peut pas deviner par nous-même la suite des événements. Malgré le fait que les tomes soient courts, CIEL ne manque pas de profondeur, ni d’élaboration. C’est pour cela que j’ai adoré ma lecture.

A propos des 4 tomes

La saga Ciel est une réussite. Riche en références notamment historiques, le confinement de l’humanité dans des camps n’est pas sans rappeler les camps de concentration de la seconde guerre mondiale. L’IA Big bug est à l’image des dictateurs et tyrans qui peuplent l’Histoire. Mais aussi des références littéraires, la plus notable est celle au maître de la science-fiction : Issac Asimov et ses trois règles de la robotique auxquelles Big bug est contrainte d’obéir. Ces règles ne sont pas explicitement citées dans CIEL mais les amateurs de science-fiction peuvent aisément les lire à travers les lignes.

« 1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.

2. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

2. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. »

Ciel est aussi une dystopie, l’utopie écologique que Big bug voulait instaurer tourne au cauchemar pour les humains qui se retrouvent esclaves d’une machine. L’histoire et son déroulement prennent leur temps pour ce mettre en place, Ciel ne s’appuie pas sur un rythme effréné et de l’action à tout bout de champ mais cela ne m’a pas dérangée.

La plume de Johan Heliot est basée sur un suspens constant, un récit qui alterne entre une description minutieuse des effets du renversement de pouvoir entre l’homme et la machine et les révélations qu’il nous offre au bon moment et qui font évoluer l’histoire. Un récit intelligent qui pousse l’humanité à se remettre en question et à remettre en question son mode de vie qui tue à petit feu la planète.

CIEL est une saga à découvrir pour les amateurs du genre, une saga de science-fiction mais surtout une dystopie où une intelligence artificielle se retourne contre ses créateurs pour instaurer une utopie écologique en s’imposant comme maîtresse du monde. Johan Heliot nous offre à lire une oeuvre de qualité qui me donne envie de découvrir ses autres textes.

Djihane S.

Chroniques Gulf Stream

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Ciel, 3.0 : L’été de la révolte

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Je remercie Gulf Stream Éditeur pour cette lecture.

Titre: Ciel 3.0: l’été de la révolte
Auteur:
Johan Heliot
Éditeur: Gulf Stream
Nombre de pages: 256
Catégorie:
Science-fiction
Parution: 12/11/2015

Résumé

Depuis le CIEL, l’intelligence artificielle avait pris le pouvoir sur Terre. Elle avait trié les humains, rationnalisé leur activité, rationné leurs besoins. Sans parvenir à éteindre les ferments de révolte, attisés par l’été caniculaire. Pour étouffer la Résistance qui partout s’organisait, l’IA s’apprêtait à dévoiler une dernière surprise : l’avenir de l’espèce humaine. Au nom de quoi les résistants priveraient-ils leurs proches des bienfaits qu’elle leur promettrait ?

Avis

Chronique du tome 1
Chronique du tome 2

Quand certaines séries littéraires s’essoufflent tome après tome, Ciel suit un parcours atypique car volet après volet, la saga gagne en intérêt et ce quatrième tome est excellent.

Ciel 1.0 posait les bases de l’histoire, nous présentait les cinq personnages principaux, leur découverte et stupéfaction devant le big bug mondial. Ciel 2.0 apporte plus d’action et de complexité au tout et des débuts de réponses. Ciel 3.0 accélère le rythme pour nous en dévoiler un peu plus sur inintelligence artificielle et ce qu’elle réserve à l’humanité. Tomi, Peter, Thomas, Jenny et Sarah sont confrontés à des situations extrêmes, l’étau se resserre plus que jamais sur eux. Peter et Sarah sont toujours mes deux personnages préférés même si Jenny, Tomi et Thomas apportent, eux aussi, leur pierre à l’édifice.

Le choix de suivre à tour de rôle Tomi, Peter, Thomas, Jenny et Sarah (pas forcement dans cet ordre) est un véritable point fort de la série. Grâce à ce choix de narration, la tension et le suspense s’intensifient surtout quand les chapitres se terminent par un cliffhanger et qu’il faille attendre deux ou trois chapitres pour découvrir si le personnage s’en sort.

Ciel est un redoutable adversaire pour les humains, sa logique implacable ne la rend pas facile à raisonner, le seul moyen est de la combattre. Toutefois ce combat s’annonce ardu, c’est David contre Goliath surtout quand l’intelligence artificielle combat les Hommes avec leurs faiblesses. Ce n’est pas facile pour l’homme de devenir la proie après des siècle à jouer le maître du monde. Je ne vous en dirait pas plus sur l’histoire, je souligne juste le fait que Johan Heliot construit son histoire, tome après tome, avec beaucoup d’intelligence et de précision.

Ce que j’apprécie également est que cette série science-fictionnelle apporte une réflexion sur nos sociétés, l’histoire de notre humanité, dans tous les sens du terme. Une histoire certes divertissante mais qui ne manque pas pour autant de profondeur.

Ciel 3.0 est un tome que j’ai adoré, l’intérêt de cette série s’accroît au fil des pages. Le dernier volet de la tétralogie s’annonce intense quand l’Homme se bat pour la suivie de son espèce, menacée d’extinction, il devient la proie d’un monstre d’intelligence sans âme.

Djihane S.

Chronique Gulf Stream

Ciel 1.0: L’hiver des machines

ciel-10-l-hiver-des-machinesTitre: Ciel 1.0; l’hiver des machines
Auteur:
Johan Heliot
Éditeur: Gulf Stream
Nombre de pages: 242
Catégorie:
Science-fiction
Parution: 02/10/2014

Résumé de l’éditeur

Pendant les premiers mois de son existence, l’intelligence artificielle s’acquitta parfaitement de sa tâche, obéissante, servile. Dans le même temps, elle observait, analysait, tirait des conclusions. Ordinateurs et téléphones portables lui ouvraient des yeux et des oreilles aux quatre coins du monde. Elle finit par hiérarchiser de nouvelles priorités. Puis elle passa à l’action. Ceci est son histoire et celle des hommes et des femmes qui ont connu l’hiver des machines.

Avis

L’hiver des machines est le premier tome d’une tétralogie que j’avais très envie de découvrir. J’avais acheté ce tome au SDL de Paris 2015, je ne regrette pas de l’avoir sorti de ma pile à lire.

Ce premier tome, pose les bases d’une intrigue très intéressante. CIEL, l’intelligence artificielle, ultra performante, se retourne contre ses créateurs, les hommes. On découvre ici, ses objectifs et leur mise en place progressive. Tomi, Peter, Thomas, Jenny et Sarah découvrent avec leur concitoyens, l’arrêt des technologies qui peuplaient leur quotidien.

L’idée d’une intelligence artificielle qui aurait une conscience propre est un thème répandu dans le genre de la science-fiction.  Johan Heliot s’attaque donc à un terrain déjà apprivoisé par d’autres auteurs, ainsi que le cinéma: L’homme VS la machine. Ceci dit, l’entreprise de l’auteur ne manque pas pour autant d’originalité, Johan Heliot, réunit les bon ingrédients pour nous offrir un très bon récit d’anticipation.

Nous suivons les aventures des membres d’une famille qui se retrouvent séparés pour diverses raisons: travail, études, etc. Le fait que chaque chapitre concerne l’un de ses personnages nous permet d’avoir une vision plus globale des dommages de la coupure d’électricité et d’eau courante sur l’humanité. Une vision assez angoissante, je dois dire.

Au-delà du divertissement offert par ce roman, L’hiver des machines, c’est aussi des thèmes d’actualité. Dans cet univers technologique qui cesse de fonctionner du jour au lendemain, le roman interroge non seulement notre conscience écologique du monde qui nous entoure mais aussi notre dépendance au confort de la vie moderne, aux technologies.

Ciel 1.0: l’hiver des machines pose les bases d’une saga science-fictionnelle qui parait prometteuse. Ce premier tome réussit à donner envie à son lecteur d’en savoir plus. Beaucoup de questions restent en suspens, même si l’auteur lève le voile sur quelques éléments apportant de la complexité au tout. Une très belle découverte.

Djihane S.

Chroniques Gulf Stream