Nos chroniques nous appartiennent

Nos chroniques

Publier une chronique en ligne donne-t-il le droit aux internautes d’en disposer à leur guise ?

Internet nous offre chaque jour un millier de possibilités: échange, partage, divertissement, communication, etc. Nos pratiques sociales ont évolué avec ce merveilleux outil et pas qu’en bien. Cet écran qui nous sépare semble déshumaniser certains internautes qui balayent en un clic toute convenance sociale.  Un nombre incalculable de blogueurs partage chaque jour leurs avis sur des sujets aussi divers que variés. Et chaque jour ou presque, ils sont victimes de plagiat et de manque de respect envers leur travail. Le contenu de nos blogs et de ce qu’on partage est-il une propriété publique parce que le support que nous avons choisi pour nos publications est virtuelle ? Est-ce parce qu’un livre est un e-book, on a le droit de le télécharger illégalement ?

Etre blogueur est devenu un statut problématique. Nous ne prétendons pas être des journalistes expérimentés, ni avoir la science infuse. Nous sommes blogueurs par passion, une passion pour la lecture, le cinéma, la musique, la cuisine, etc. Cette passion est le mot d’ordre de tout ce que nous publions. J’ai décidé d’écrire cet article parce que pour la énième fois, l’une de nos chroniques a été copiée dans son intégralité. La personne a eu la gentillesse de la retirer du site mais ce qui m’a déconcertée est la réaction virulente, l’incompréhension de cette personne et de ses amis devant mon envie de vouloir supprimer la citation intégrale de l’une de nos chroniques. D’ailleurs, je n’étais pas la seule à leur demander cela.

Il paraîtrait que certains blogueurs accepteraient avec plaisir de se voir citer intégralement (selon les dires de ces personnes), j’en doute fort. Nous passons du temps à lire, faire des recherches et écrire nos chroniques et articles. Ce travail que nous fournissons pour nos blogs est personnel, c’est une propriété intellectuelle qui n’est sans doute pas de moindre importance. Nos chroniques  nous appartiennent, tout comme n’importe quelle propriété intellectuelle appartient à son auteur et la reproduction intégrale ne devrait pas exister

Le statut de blogueur n’est pas assez pompeux pour certains alors beaucoup semblent oublier que notre travail n’est pas rémunéré, beaucoup semblent croire que nous sommes obsédés par nos statistiques et nous ne reculons devant rien pour nous faire de la publicité. Je ne cache pas le fait que je suis contente quand j’ai beaucoup de visiteurs, non pas par vanité ou je ne sais quoi mais tout simplement par satisfaction personnelle. Vos visites c’est votre façon de me dire: « nous nous intéressons à ton travail » et cela me comble de joie. J’ai crée Les instants volés à la vie parce que je voulais partager mes coups de cœur littéraires et cinématographiques, les statistiques du blogs ne sont qu’un moyen pour moi de connaître l’impact du blog sur ses lecteurs.

Ce n’est pas parce que nous sommes blogueurs que ce que nous publions sur nos sites est de moindre qualité, sans intérêt. Ce n’est pas parce que nous sommes blogueurs que cela est synonyme de médiocrité et d’absence de qualités rédactionnelles. Ce n’est pas parce que nous sommes blogueurs qu’il faille nous traiter de sots et nous rabaisser. Nous sommes blogueurs mais avant tout des être humains, des filles, des garçons ou des hommes et des femmes réunis autour de la notion de partage certes, mais cela ne veut pas dire que nos chroniques vous appartiennent. Chaque blogueur choisit où il veut poster ses avis. La plus belle des récompenses c’est d’être lu sur le support qu’il aura choisi lui. Si l’on suit la logique de ces personnes, au nom du partage, c’est normal de mettre à disposition de tout le monde des œuvres intégrales dont on n’est pas l’auteur. Une chronique est une oeuvre au même titre qu’un livre, qu’un album de musique, un film, etc.

Nous sommes blogueurs, nous revendiquons ce statut car il est synonyme de passion. J’espère que l’on arrêtera de nous jeter des pierres car si vous y voyez de plus près, vous et moi on se ressemble, nous aimons lire. Puisse ce point commun être notre richesse, un lecteur est avant tout celui qui accepte de laisser grande ouverte cette fenêtre vers ces mondes possibles. Chaque livre est une vision du monde différente, apprendre à accepter l’autre est une faculté qui ne peut que nous rendre meilleurs.

Djihane S.

 

32 réflexions sur “Nos chroniques nous appartiennent

  1. Tout á fait d’accord je penses que les chroniques faites par les bloggeurs restent du domaine de la propriété personnelle et personne n’a le droit d’en disposer á sa guise, sa serait un manque de respect
    vis vis au travail de ces derniers.

    Aimé par 1 personne

          • On sait tous que ce n’est pas moral de voler les articles des autres… Alors pourquoi le faire ? Peut-être que la personne trouvait la phrase volée plus précise et plus représentative de sa pensée que celle qu’elle avait écrite… Peut-être que c’est un admirateur inconditionnel ? Un être peu confiant et peu sûr de lui ? Que sais-je…

            Aimé par 1 personne

            • Même quand c’est une phrase, ça ne coute rien de dire un truc du genre: comme l’a si bien dit unetelle: « ….. » et de mettre le lien vers le blog… là ce n’est plus du plagiat, c’est de la citation!
              Par contre, attention, la propriété intellectuelle répond à des règles de dépôt. Une simple chronique publié sur un blog n’est pas protégée.
              Ce n’est pas moral mais ce n’est pas illégal et à partir de là, malheureusement, on n’est pas à l’abri de l’irrespect.
              La seule défense qu’on ait, c’est ce que tu as fais: si on tombe sur une copie intégrale sans lien vers notre blog, rouspéter auprès de la personne, ou rouspéter publiquement (en général, les faire remarquer en mal, ça les calme direct!)
              Et le coup de: y’a des blogger qui accepteraient… c’est pareil que le patron qui te paie une misère et qui te dis: y’en a qui tuerait pour avoir ton boulot ou y’en a des dizaines qui feraient ton boulot pour moins cher… Alors autant le patron on s’écrase un peu parce qu’on a pas envie de perdre notre job(comment on achèterait des livres??? oui j’ai mes priorités) autant dans ce cas là, moi je réponds: et ben contacte les tes blogger qui adoreraient être « cotés » intégralement. Puisqu’il y en a autant, tu as pas besoin de moi!
              Et sinon, tu l’as su comment? Tu es tombé dessus pas hasard?

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            • Je l’ai su car sur wordpress tu as une catégorie sur la page des stats « référants » qui te montre d’où les gens sont venus Facebook, Twitter, etc. Parfois ce sont d’autres sites ou blog. Dans ce cas je vais vérifier et c’est comme ça que j’ai su.
              Même si on n’était pas protégé, il y a de règles de morales je pense. Ce n’est pas parce qu’on est sur internet que l’on doit abandonner les usages sociaux 🙂

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  2. Tu as bien eu raison d’écrire cet article !
    Se cacher derrière un écran permet de nombreux abus, et c’est bien dommage que les personnes concernées ne se rendent même pas compte de leur faute. En espérant que ton texte les fasse réagir un tant soit peu…

    Aimé par 1 personne

  3. Pingback: Bilan lectures février 2016 | Les instants volés à la vie

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