L’idéal

L-Ideal-AfficheSynopsis

L’ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s’est reconverti dans le « model scouting » à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques… jusqu’au jour où il est contacté par L’Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.

Bande annonce

Avis

Frédéric Beigbeder a toujours su défrayer la chronique. Entre provocations et une production littéraire qui divise les lecteurs, l’auteur est un concept à lui seul. Je l’ai découvert en 2005 avec L’égoïste romantique. Depuis, j’ai lu presque tous ses livres et je fais partie de ses admirateurs.

J’avais aimé L’adaptation de son roman L’amour dure trois ans en 2011. Frédéric Beigbeder s’essayait déjà au cinéma. L’idéal met en scène l’un de ses personnages phare, Octave Parango de 99 francs. Toujours fidèle à lui-même, la vie pour lui est une fête géante. Il s’adonne chaque jours à tous les excès et pratique l’hédonisme dans toutes ses formes. Octave est un peu comme un joyeux looser qui a les bonnes opportunités qui lui permettent de mener son train de vie excentrique. Quand la plus grande marque de cosmétique du monde lui propose d’aller à la recherche de son nouveau visage et de sauver les apparences, le spectateur est embarqué dans un tourbillon psychédélique.

L’idéal est le genre de film qui ne peut assurément pas plaire à tout le monde. A réserver donc aux lecteurs de Beigbeder. Sous une montagne d’excès, ce film à l’esthétique surréaliste, donne l’impression d’avoir été embarqué dans une publicité grandeur nature qui prône la perfection. Mais on y voyant de plus près, l‘auteur apporte une réelle critique sur la dictature de la mode, de ses égéries et cela en donnant à voir des caricatures de figures du monde de la beauté formatées, « Photoshopées » et tournées en dérision.

Le film n’a pas pour objectif de divertir mais de faire réfléchir, même si je déplore le petit côté vulgaire qui aurait pu être évité. Cela dit, L’idéal est fait pour choquer, percuter les esprits pour les interpeller. Gaspard Proust nous offre une excellente performance d’acteur, il incarnait à merveille Octave Parango.

L’idéal est un film qui porte la patte de Frédéric Beigbeder, on reconnait son style, ses idées et ses thèmes fétiches. A voir si vous êtes amateurs de cinéma qui n’a pas peur de choquer pour véhiculer une vision du monde. Excentrique et psychédélique, à consommer avec modération.

Djihane S.

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