Réseau(x), tome 1

reseaux-1Titre: Réseau(x), tome 1
Auteure:
Viencent Villeminot
Éditeur: Nathan
Nombre de pages: 417
Catégorie:
Thriller ?
Parution: septembre 2013

Résumé 

Sur les réseaux, tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l’enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants…

Avis

Les deux tomes de Réseau(x) traînaient dans ma pile à lire depuis un moment. Ils font partie de mon corpus de thèse et j’ai enfin pris la peine de lire le tome 1. Ce n’est pas du tout une lecture contraignante car j’ai adoré ce roman audacieux avec la plume, si spéciale, de Vincent Villeminot.

Il est difficile de faire un résumé de Réseau(x) car l’histoire suit plusieurs trajectoires et plusieurs personnages. On y trouve un réseau social d’un nouveau genre, My dark places (DKB), dans lequel les utilisateurs parlent de leurs rêves et cauchemars. Cette thématique des songes est d’ailleurs très présente dans le roman et on a l’impression que le lire c’est accepter de s’engouffrer dans le terrier du lapin blanc et au fur et à mesure que l’histoire avance, elle se complexifie et devient de plus en plus sombre.

Sixtine vit continuellement comme dans un rêve éveillé, elle est atteinte d’un trouble qui rend ses nuits peuplées de songes étranges. Elle les partage sur le réseau DKB et cela attirera l’attention de personnes pas forcement bienveillantes. César est un esprit libre, un anarchiste créateur du PIFR (Play It For Real): une reconstitution de jeux vidéos dans les rues des villes du monde, grandeur nature et sans limite de temps. César va donner du fil à retordre aux forces de l’ordre du monde entier en mettant en scène le chaos.

Même si c’est Sixtine que l’on voit sur la couverture du livre, c’est César le véritable héros du roman, même s’il est plutôt un anti-héros. Un personnage qui se démarque de tous. Charismatique et avec un brin de folie, il est animé par deux personnalités hautes en couleurs. Il est difficile à classer, on ne sait si on devrait le mettre dans la case des méchants ou celles des gentils. S’il faille l’aimer ou le détester et c’est ce qui fait sa force.

Le monde dans lequel évolue nos personnages est déchiré par des grèves d’étudiants qui prennent d’assauts les universités pour protester contre la hausse des frais de scolarité. Par l’armée de César, les Black clowns qui mène une quête pour la justice à travers la multiplications d’actions chaotiques à travers le monde, dont les parties de PIFR. Et ce réseau social des cauchemars engendre la multiplication de snuff movies (vidéos mettant en scène un vrai crime). Un monde qui fait froid dans le dos.

La plume de Vincent Villeminot est fortement psychédélique et son histoire est sombre, bien construite, profonde et riche. L’auteur apporte un nouveau regard sur les dérives causées par les réseaux sociaux et aborde d’une manière originale le monde des jeux vidéo. Ce texte est un ovni difficile à classer dans une case. Entre le thriller et la science-fiction, à découvrir!

Djihane S.

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2 réflexions sur “Réseau(x), tome 1

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