Babelio: rencontre premiers chapitres avec Nino Haratischwili+Concours

Babelio et Livre Paris proposaient trois rencontres autour d’un premier chapitre du roman de trois auteurs.  Rage d’Orianne Charpentier,  L’Invention de la mère de Marco Peano et  La Huitième vie de Nino Haratischwili. C’est cette auteure que j’ai eu le plaisir d’écouter lors du débat qui a eu lieu le dimanche 26 mars – 14h00-15h00. 

Le principe était simple, si l’on est sélectionné pour la rencontre de l’auteur que l’on a choisi, on reçoit le premier chapitre de son roman et on doit bien sûr le lire avant l’événement pour pouvoir poser nos questions le jour J. J’ai trouvé que le concept était intéressant. Le premier chapitre d’un roman est décisif dans la poursuite de la lecture, même si je préfère aller au bout des livres que je lis car on ne sait jamais s’ils nous réservent des surprises et vous ?

J’ai pris des notes que je vous livre ici pour essayer d’en savoir plus sur Nino Haratischwili et son roman La Huitième vie que j’ai acheté et fait dédicacer au Livre Paris après la rencontre. Le premier chapitre étant prometteur, je n’ai pas hésité. De plus, j’adore la couverture.

Résumé

Puissante saga romanesque qui traverse le XXe siècle, La Huitième Vie retrace l’histoire d’une famille géorgienne au destin extraordinaire.

Géorgie, 1917. Stasia, la fille d’un chocolatier de génie, rêve d’une carrière de danseuse étoile à Paris lorsque, à tout juste dix-sept ans, elle s’éprend de Simon Iachi, premier-lieutenant de la Garde blanche. La révolution qui éclate en octobre contraint les deux amoureux à précipiter leur mariage.

Allemagne, 2006. Niza, l’arrière-petite fille de Stasia, s’est installée à Berlin depuis plusieurs années pour fuir le poids d’un passé familial trop douloureux. Quand Brilka, sa nièce de douze ans, profite d’un voyage à l’Ouest pour fuguer, c’est à elle de la retrouver pour la ramener au pays. À la recherche de son identité, elle entreprend d’écrire, pour elle et pour sa nièce, l’histoire de la famille Iachi sur six générations.

De Londres à Berlin, de Vienne à Tbilissi, de Saint-Pétersbourg à Moscou, le destin romanesque et parfois tragique des membres de cette famille géorgienne s’enchevêtre étroitement à l’histoire du sombre XXe siècle.



Plusieurs question ont été posées à l’auteure par l’animateur mais également par les participants à la rencontre. Nous avons appris que L’auteure était Géorgienne. Pour elle les Géorgiens se sentent proches de la culture européenne. Le balcon de l’Europe est d’ailleurs la Géorgie. Au début du 20ème siècle le pays était très européen, avant la venue des communistes et des bolcheviques. Elle est assez ouverte sur les autres cultures. Elle vit entre la Russie et l’Allemagne car, pour elle, vivre entre deux cultures c’est beau et enrichissant. Dans la huitième vie, il y avait très peu de sa famille, même si cela demeure un livre très personnel.

Dans le processus d’écriture de son roman, la structure du livre est restée elle-même. Elle faisait attention à la forme. Le roman est écrit d’une manière chronologique mais elle n’avait pas le moindre idée des détails. L’auteure est partie d’une base historique. Événements dont elle suivait la trame qui façonnait l’histoire de ses personnages. L’auteure ajoute qu’en passant autant de temps avec eux, elle suivait leurs vies. C’était touchant pour elle de décrire les différentes étapes par lesquelles ils passent.

Elle voulait exprimer des doutes et ça l’a aidé de prêter sa voix à son personnage Niza. L’épisode du chocolat (dans le premier chapitre du roman), qui a plu à beaucoup de lecteurs, est venu plus tard grâce aux recherches effectuées. La notion de destin revenait aussi tout le temps dans les discours des gens interviewés et pour apporter un peu de légèreté à son histoire, l’épisode du chocolat s’est imposé par lui-même. Ça donnait un petit côté magique au livre.

Le silence est très présent dans le roman aussi. En rapport avec le contexte dans lequel s’inscrit le livre: la dictature soviétique. Ce qui symbolise l’époque stalinienne. 

L’assistance était curieuse de connaître les influences littéraires de Nino Haratischwili ou encore des romans/auteurs qui avaient inspiré l’écriture de son roman: Pour elle, Il est inutile d’essayer de suivre des écrivains. Elle n’a pas choisi de modèle particulier. Elle a juste souligné que La huitième vie lui avait demandé un travail montre.

 A-t-elle voulu faire une réécriture de l’histoire officielle? Ce n’est pas un livre d’histoire pour elle mais une fiction où elle interprète, à sa manière, des faits historiques. Elle a fait beaucoup de recherches. Elle a essayé d’apprendre les événements de cette époque. Grâce à une bourse de recherche elle a beaucoup voyagé en Russie, consulté des archives et interviewé gens.

J'ai demandé à l'auteure de nous décrire une journée type d'écriture:

Ce qui est important à ses yeux est d’avoir de la discipline dans l’écriture. Se forcer à le faire chaque jour. Elle aime travailler le soir. Elle a besoin de silence, de calme et de beaucoup de concentration. Écrire c’est aussi beaucoup lire et réfléchir à imaginer. « Cela nous accompagne tous les jours. Le livre est toujours là. Ça ne s’arrête jamais.« 

Nino Haratischwili a également partagé avec nous quelques anecdotes:

♠ A cause de l’épisode du chocolat décrit dans le livre, beaucoup des ses lecteurs lui offraient du chocolat, même trop et au bout d’un moment elle était même obligée de dire qu’on arrête de lui en offrir.

♠ La danse est présente dans son roman et pour elle, c’est un excellent moyen de s’oublier. Elle aime ça.

♠ Quand elle est prise dans sa vie quotidienne elle n’arrive pas à écrire elle a besoin d’aller à l’étranger.

Projets ?

1 ans et demi après les 115 villes où elle a présenté son livre. Cette année, elle peut enfin commencer la rédaction d’un nouveau roman. A partir de l’automne.



Concours

J’espère que cette immersion dans la vie d’un livre et de son auteure vous a plu. Je ne suis pas revenue de cette rencontre les mains vides et je fais gagner deux extraits dédicacés de ce roman. Sachant que l’extrait est en réalité toute la première partie du roman relatant la vie d’un des huit personnages du récit. Rajoutons à cela deux jolis marque-pages du roman de Jojo Moyes (dont vous voyez les deux faces sur la photo) pour accompagner cette découverte.

Pour participer, il suffit de laisser un commentaire sous cet article 🙂

Et pourquoi pas nous dire pourquoi vous voulez lire cette première partie, si le cœur vous en dit?

N’hésitez pas à partager le concours 😉 merci.

Le concours se termine le samedi 17 avril à minuit. Le gagnant sera annoncé ici et le lien sera partagé sur les réseaux sociaux.

LES GAGNANTES SONT: Suzy Bess et Cindy Rielland merci de m’envoyer vos adresses en message privé sur Facebook.

Djihane S.

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11 réflexions sur “Babelio: rencontre premiers chapitres avec Nino Haratischwili+Concours

  1. Bonjour , merci pour cette article , je tente ma chance au concours , merci en tout cas de partagez avec nous , et pourquoi cette extrait m’intéresse bah en faite ce livre est dans ma wish list depuis un moment car le résumé m’avait beaucoup plus et à chaque fois j’hésite à le prendre alors cette extrait m’aiderais surement à me décider à le prendre au plus vite bonne journée et un bon week end

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour,merci pour cette chronique de rencontre très sympa 🙂 Je participe avec plaisir à ce chouette concours ! La Géorgie est un pays que je ne connais pas et suivre l’histoire et le destin de cette famille me tente énormément 🙂 Belle journée 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. Coucou ! Cet article est fort intéressant, j’aime bien découvrir comment un auteur réfléchit vis à vis de son livre. Se faire une idée d’un livre d’après le premier chapitre est une chose que je ne peux pas envisager de faire (sauf cas exceptionnels où l’on sait dès les premières lignes que notre lecture va nous plaire) car j’ai besoin d’avoir tous les détails du roman pour comprendre ce que l’écrivain a voulu partager avec nous. Mais l’idée reste intéressante. 🙂
    Je participe volontiers à ce concours car j’aime les romans parlant d’Histoire, peut importe le pays. La Géorgie est un cadre que je n’ai encore jamais rencontré dans mes lectures, alors je suis curieuse de voir si ça peut me plaire. 🙂 Et les mp Jojo Moyes sont sublimes !
    Merci de penser à nous !
    Bonne journée. :*

    Aimé par 1 personne

  4. Pingback: Bilan lectures avril 2017 | Les instants volés à la vie

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