La cité de l’oubli, tome 1

Je tiens à remercier les Editions Nathan pour cette lecture.

Titre: La cité de l’oubli, tome 1
Auteure: 
Sharon Cameron
Éditeur: Nathan
Traductrice: 
Anne Guitton
Parution : 
05/07/2017
Catégorie: 
dystopie
Nombre de pages:
462

Résumé

Tous les douze ans, ils oublient. Pas moi. Tous les douze ans, les habitants de Canaan subissent un phénomène mystérieux : ils perdent la mémoire et oublient qui ils sont. Ceux qui n’ont pas consigné leurs souvenirs dans leur journal perdent leur identité et deviennent des parias. Les autres se reconstruisent grâce aux informations qu’ils redécouvrent dans leur journal. Nadia, 16 ans, cache un lourd secret : il y a douze ans, elle n’a pas oublié. Elle se souvient du chaos qui a saisi la cité, tout comme elle se rappelle que son père a falsifié les journaux de sa mère et de ses sœurs pour les abandonner… À l’approche du nouvel Oubli, elle redoute que sa famille soit de nouveau éclatée. Pour éviter cela, elle doit percer le secret de ce phénomène, avant que tout le monde ait oublié.

Avis

Lorsque les éditions Nathan ont dévoilé la couverture de La cité de l’oubli, j’ai été très curieuse de découvrir ce titre. J’ai préféré ne pas trop en savoir, pour préserver ma découverte. « Tous les 12 ans ils oublient… pas moi. » Il n’en fallait pas plus pour m’intriguer.

La cité de l’oubli dépeint une société qui, tous les 12 ans, subit un oubli collectif. Ce peuple vit dans une petite ville entourée de murs. Il est bien évidemment interdit d’aller à l’extérieur. Pour ne pas être complètement désœuvrés après chaque oubli, les habitants de Canaan doivent consigner dans des cahiers toutes leur existence. Nadia, elle, n’a pas oublié. Pourquoi se souvient-elle ? Quelle est l’origine de l’oubli? Que se trouve-t-il au-delà des murs de Canaan? Tant de questions auxquels la jeune fille essaye de répondre.

«Nous sommes faits de nos souvenirs»

J’ai adoré cette lecture. Le texte de Sharon Cameron est original. Le concept d’une civilisation confrontée à l’oubli est plus qu’intriguant. L’auteure a su construire une dystopie qui ne se base pas forcement sur les mêmes recettes, souvent utilisées, dans ce sous-genre de la science-fiction. L’intrigue se développe d’une manière intelligente et se complexifie au fil des pages. J’avoue que je ne m’attendais pas à de telles révélations. Ma curiosité croissait chapitre après chapitre, le livre se laisse d’ailleurs facilement décorer. La fin ouvre nous promet une suite palpitante.

Il est vrai que La cité de l’oubli n’est pas riche en action, si vous êtes à la recherche d’une dystopie avec des affrontements et rebondissements extraordinaires à tout bout de champ, vous serez peut être déçus. La narration de Sharon Cameron est audacieuse. La dynamique de son récit ne repose pas sur l’action mais sur une tension, le lecteur veut connaître le fin mot de l’histoire. Le quotidien de Nadia et ses investigations apportent leur lot de mystère et de suspense.

 « Quand nous oublions, lisons nos livres. Quand nous lisons nos livres, nous nous remémorons notre vérité. »

J’ai adoré Nadia et les autres personnages de ce roman, j’en ai détesté d’autres. Et j’ai encore plus apprécié toutes les réflexions menées par l’auteure sur la nature humaine, l’importance du passé et des souvenirs dans la construction de l’identité. La cité de l’oubli est un roman original et surprenant qui offre une facette intéressante de la dystopie.

Djihane S.

7 réflexions sur “La cité de l’oubli, tome 1

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