Moi, grosse

Synopsis 

Raphaëlle n’en revient pas, elle a été virée de son poste d’animatrice des écoles parce que son obésité ferait peur aux enfants ! A Pôle Emploi, Raphaëlle est confiante : elle a un diplôme, une expérience professionnelle, tout va bien. Et pourtant même discours frontal : aucune chance de retrouver un boulot si elle ne maigrit pas… Pas question ! s’indigne Raphaëlle. Mais la réalité la rattrape, sa situation se dégrade et c’est un véritable combat que va devoir mener Raphaëlle : un combat pour sa survie et le droit d’être qui elle est.

Bande annonce

Avis

J’ai regardé Moi, grosse parce que son actrice principale n’est autre que la comédienne de la chaîne YouTube Coucou les girls dont j’aime l’humour.

Le film est inspiré d’une histoire vraie, celle de Gabrielle Deydier dont on retrouve le témoignage dans son livre On ne naît pas grosse. On y suit donc Raphaëlle qui vit une véritable déchéance depuis qu’elle se fait virer de son travail d’animatrice dans un centre de loisirs. La jeune femme est virée à cause de son surpoids. On la voit vivre au quotidien la grossophobie de notre société.

Je ne sais pas si l’on peut se faire licencier parce que l’on est en surpoids mais je crois en la discrimination que Raphaëlle subit lors de sa recherche de travail. Un patron va jusqu’à lui demander de perdre du poids pour se faire recruter. Sans oublier la conseillère pôle emploi qui rétorque qu’à cause de sa silhouette la porte de plusieurs métiers lui est fermée.

J’ai beaucoup aimé ce film parce qu’il m’a touchée en plein cœur et parce que j’adhère aux messages qu’il veut transmettre aux téléspectateurs. En plus de dénoncer une société hypocrite, de plus en plus grossophobe, il souligne aussi qu’être en surpoids n’est pas un crime. Plusieurs facteurs entrent en jeu et la personne n’est en aucun cas responsable de son obésité. Le personnage de Raphaëlle, tout comme la comédienne de Coucou les girls sont inspirantes. Elle a su incarner l’image de la femme ronde forte et bien dans sa peau, même si c’était loin d’être gagné au début.

Il n’existe pas un seul type de corps, comme les canons de beauté sociaux veulent nous l’imposer. Tous les discours alarmistes sur l’obésité stigmatisent les personnes en surpoids. Certains se sentent prisonniers de leur corps quand d’autres tâchent de l’aimer. Notre corps, même en surpoids ou en sous-poids, n’est pas notre ennemi, le plus important est de porter un regard bienveillant sur lui. Même si je n’aime pas le titre du film « Moi, grosse » car je le trouve péjoratif, la production, portée par la pétillante Juliette Katz, est un plaidoyer contre la grossophobie.

Djihane S.

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