Les chroniques de l’érable et du cerisier, tome 1 : Le masque de nô

Je tiens à remercier les Editions Gallimard pour cette lecture.

Titre: Les chroniques de l’érable et du cerisier, tome 1 : Le masque de nô
Auteur:
Camille Monceaux
Éditeur: Gallimard jeunesse
Collection: young adult
Nombre de pages: 416
Parution: 27/06/2020

Résumé

Dans le Japon du début de l’ère Edo, Ichirô, un enfant abandonné, est recueilli et élevé loin du monde par un ancien samouraï qui lui enseigne la voie du sabre. Quand des événements dramatiques bouleversent sa vie, il part pour Edo. A 15 ans, il doit survivre seul dans une ville labyrinthique où l’attendent mille dangers. Une nuit, il découvre une mystérieuse jeune fille au visage dissimulé.

Avis

Ichirô est abandonné quand il était bébé et recueilli par un maître samouraï. Il vit reclus dans la montagne avec la vieille Oba et le maître qui va lui enseigner la voie du sabre dès son plus jeune âge. Il tâchera également de l’instruire. Nous suivons ainsi son apprentissage et sa solitude car il lui est interdit de s’éloigner de la montagne. Mais un jour, le jeune garçon se retrouve livré à lui-même et il décide alors d’aller à Edo animé par la vengeance… Il aura de très mauvaises rencontres et celles qui changeront sa vie comme celle avec le poète sans le sous Daichi.

La première chose qui m’a frappée en commençant cette lecture est la très belle plume de Camille Monceaux. Une écriture poétique qui nous donne l’impression de lire un joli conte qui se passe dans le Japon du 17ème siècle. Plus précisément à Edo, l’ancien nom de Tokyo. J’ai apprécié l’immersion dans cet ancien Japon, ses traditions, sa politique complexe, ses coutumes et la mentalité de la population très fermée pour la plupart. C’est ainsi que l’on découvre, en même temps que le héros, le théâtre Kabuki où les acteurs était abondamment maquillés. Les comédiennes étaient d’ailleurs des courtisanes issues de maisons closes de peu d’envergure. Elles pouvaient ainsi offrir leurs services aux spectateurs après la représentation. On ne peut qu’être triste pour ces femmes qui rêvaient d’être libres.

À côté de tout ce côté folklorique, nous avons un Ichirô qui ne connait rien au monde et qui apprend à ses dépens que la nature humaine n’est pas toujours foncièrement bonne. D’un côté, j’ai bien aimé le héros, le début de son histoire et les derniers rebondissements qui apportent un peu plus dynamisme au récit. D’un autre côté, j’ai trouvé le tout assez inégal au niveau du rythme. Quelques longueurs sont à noter, notamment dans la partie qui concerne l’introduction et l’évolution d’Ichirô dans le théâtre Kabuti. Non pas que je n’aime pas le théâtre mais je m’attendais à plus d’action. D’autant plus qu’un élément clé ne survient qu’à un peu plus de la moitié du roman. Je pense que j’ai plus apprécié tout ce qui avait un lien avec les samouraïs et l’éducation guerrière d’Ichirô. Ces figures emblématiques de cet ancien Japon qui avaient beaucoup de poids au sein de la société.

Voici une lecture que j’ai bien aimée. Un premier tome qui met en place le cadre spatio-temporel du récit et les éléments qui vont permettre à l’histoire de prendre son envol dans le tome 2. Un joli voyage dans le Japon du 17ème siècle avec un héros attachant qui grandit sous nos yeux. Camille Monceaux a une très belle plume poétique.

Djihane S.

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