Tokyo Tarareba Girls, tome 1

Titre: Tokyo Tarareba Girls, tome 1
Auteure:
Akiko Higashimura
Traductrice: Myako Slocombe
Éditeur:
Le lézard noir
Nombre de pages:
176
Catégorie:
Josei
Parution :
03/09/20

Résumé:

2014, Tokyo. Rinko, scénariste de séries télévisées, est une trentenaire célibataire à la carrière professionnelle épanouie. Son petit plaisir consiste à passer des soirées alcoolisées avec ses deux copines Kaori et Koyuki, elles aussi trentenaires et célibataires. Un soir, alors qu’elles sont encore en train de se soûler et de s’auto-rassurer bruyamment avec des « y a qu’à, faut qu’on » dans leur bar favori, elles sont interrompues par un jeune homme aux allures de mannequin. Agacé de les entendre brailler, il les ridiculise méchamment en les traitant de vieilles filles avant de quitter les lieux. Alors qu’elle pensait avoir encore tout son temps, Rinko réalise qu’il va falloir se réveiller si elle ne veut pas finir sa vie toute seule…

Avis

Ce manga me faisait de l’œil depuis sa sortie et il a un plus grand format que les autres manga. J’ai été donc attirée par sa belle couverture et le fait qu’il mette en scène des femmes trentenaires. Une fois le livre ouvert, j’ai également été séduite par le coup de crayon d’Akiko Higashimura.

Tokyo Tarareba Girls relate l’histoire de Rinko, trentenaire qui écrit des scénarios pour des séries télévisées. Elle est célibataire et aime, par dessus tout, passer des soirées à boire avec ses deux copines Kaori et Koyuki. C’est lors de l’une de leurs petites fêtes improvisées qu’elles vont se faire méchamment interpellées par un jeune hommes aux allures de beau gosse. Il les traitera, entre autres, de vieilles filles. Ce qui déclenchera une véritable remise en question de Rinko de son célibat et de sa vie.

Si je n’avais pas lu le mot de la mangaka à la fin du livre, j’aurais pu croire qu’elle adhérait à la conception très misogyne de la femme dans le Japon décrit dans ce manga. J’avais les yeux qui voulaient sortir de leur orbite chaque fois que Rinko se faisait traiter de vieille alors qu’elle n’avait que 33 ans. Et puis cette idée qu’une femme doit obligatoirement être mariée et avoir des enfants à 30 ans est complètement machiste et dépassée. J’avais envie de distribuer des claques aux personnages masculins de Tokyo Tarareba Girls. J’ai adoré Rinko dès le premier chapitre et j’avais de la peine pour elle. Se dévaloriser et perdre de vue sa réussite professionnelle juste parce qu’elle est encore célibataire à 33 ans est absurde.

J’ai donc adoré cette lecture car elle ne m’a pas laissée indifférente. L’humour est au rendez-vous et le ton est définitivement sarcastique. Les trois copines ne font pas dans le mignon, quand elles boivent, elles se lâchent et n’hésitent pas à critiquer les hommes. Rinko s’interroge sur la nécessité ou non de « se caser » et j’ai hâte de voir comment elle va évoluer par rapport à cela. À travers elle et ses amies, Akiko Higashimura dresse un portrait de femmes dans l’air du temps, avec des préoccupations qui peuvent être celles de n’importe quelle femme dans le monde. Elle pointe du doigts également les idées archaïques et machistes de « l’obligation » de se marier avant 30 ans si l’on ne veut pas être marginalisée.

En bref, un excellent titre à découvrir. Drôle, sarcastique et pétillant. J’ai adoré.

Djihane S.

Une réflexion sur “Tokyo Tarareba Girls, tome 1

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