Monsters of Verity, tome 1 : This savage song


Je remercie les éditions Lumen et Netgalley pour cette lecture.

Titre: Monsters of Verity, tome 1 : This savage song
Auteur: V. E. Schwab
Éditeur: Lumen
Traductrice
:
Parution : 
13/10/2022
Catégorie: 
young adult
Nombre de pages: 469

La capitale de Verity étouffe, saturée de crimes toujours plus violents. Pire encore, ce mal terrible a commencé à s’incarner dans le monde réel : à chaque nouvelle horreur naît un monstre qui, à son tour, terrorise la population. D’un côté, les Corsai, qui grouillent dans le noir pour dévorer leur proie, de l’autre, les Malchai qui boivent le sang de leur victime au grand jour. Peu à peu, la résistance s’est organisée… Au nord, le cruel Callum Harker règne en maître, ne protégeant les habitants que contre rémunération. Au sud, Henry Flynn a choisi une tactique bien différente. Avec sa femme Emily, il a adopté comme ses propres enfants trois des abominations, trois Sunai – des créatures d’apparence humaine qui utilisent la musique pour dévorer l’âme de leurs adversaires.
À la demande de ses parents, August élimine donc sans broncher les monstres comme les criminels qui les ont engendrés, mais il brûle de faire plus pour libérer le monde de cette malédiction. Alors, lorsqu’il a l’occasion de surveiller d’un peu plus près Kate Harker, la fille de leur ennemi juré, il saute sur cette chance et accepte d’intégrer l’établissement huppé où elle a été envoyée, l’académie Colton. Mais la jeune fille ne tarde pas à découvrir son secret : s’il a tout d’un adolescent, il est en fait un prédateur assoiffé de vies humaines…

Avis

Verity est une ville où les crimes font naitre, littéralement, des monstres. Les humains ont sombrer dans le chaos le plus total. Au lieu de s’unir, ils se sont fait la guerre, jusqu’à la trêve entre les deux familles qui se sont disputés la ville: les quartiers nord pour les Harker qui garantit la sécurité des habitants, contre paiement. Il a réussi à contrôler des créatures… Dans les quartiers sud, les forces spéciales de Flynn. Les enfants de ces derniers, ses alliés, sont des Sunai, la plus mystérieuse et dangereuse des races de montres à l’apparence humaine…

J’ai beaucoup aimé cette lecture, surtout pour l’univers créé par V. E. Schwab: sombre, énigmatique et qui se dévoile progressivement. Le concept est excellent: les violences et crimes donnent naissance à des monstres, classés en trois catégories, est ingénieux et original. Cela donne froid dans le dos car je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer ce qui arriverait si cela était possible dans notre réalité! En somme, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avec ce roman. L’histoire est totalement imprévisible, d’autant plus que l’autrice maîtrise son effet sur le lecteur en créant un suspense constant. Ce qui fait que j’ai apprécié cette découverte même si j’ai trouvé le rythme lent: surtout le début. En effet, il faut attendre un petit moment avec que le récit ne démarre réellement. Il ne faut pas s’attendre non plus à beaucoup d’action ou à des rebondissements à tout bout de champ. Je pense que l’autrice a surtout tout miser sur l’atmosphère inquiétante à la sauce thriller et sur la psychologie de ses personnages.

En parlant des personnages, je trouve que V. E. Schwab est passée maitre dans la création de ses protagonistes. August est l’un des trois enfants Sunai de Flynn qui déteste sa nature et rêve d’être réellement humain. Son pouvoir est redoutable: avec son violon, il est capable de produire une mélodie qui vole les âmes des pécheurs. Quand il rencontre Kate, la fille de Harker, il est partagé entre la nécessité de la surveiller et ainsi suivre les ordres de son père et la fascination devant le mystère qui l’entoure. Kate est froid, forte et dangereuse, difficile à approcher mais si on gratte bien la surface, on découvre toutes les nuances de sa personnalité. Méchants ou gentils, les frontières sont fines…

Un roman fascinant, qui, malgré son rythme lent arrive à capter notre attention du début jusqu’à la fin. V. E. Schwab nous offre une galerie de personnages aux personnalités nuancées et un univers très sombre où la nature humaine n’est pas si loin de celle des montres.

Djihane.

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