Partir

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« Le monde déteste le changement, c’est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser.  » De Charles F. Kettering

Nous avons peur du changement car il nous engage sur la voie de l’inconnu et ce n’est pas évident de miser sa vie sur l’inconnu. Mais parfois lorsqu’une situation n’offre plus d’issues, deux choix s’offrent à nous: l’accepter et en assumer les conséquences, ce qui impliquera de mettre entre parenthèses sa vie car il ne s’agira pour nous, dans un tel environnement hostile, que de survie. Supporter l’innommable jusqu’à ce que l’on succombe, que l’on touche le fond… que l’on renonce à soi. Ou, vous pouvez, partir, dire non à la médiocrité et ouvrir vos bras à l’avenir, un meilleur lendemain même s’il demeure pour vous « inconnu ». Franchir le pas qui vous libèrera des contraintes d’un ici qui n’a plus de sens, même s’il vous faudra laisser derrière vous une partie de vous qui ne peut demeurer que dans le passé. Un passé que vous ne voulez pas forcément oublier mais surmonter. Ce passé est votre faiblesse, certes, mais aussi votre force car il est le motif qui vous permet d’avancer vers cet inconnu dont vous avez tant rêvé.

Plume était plongée dans une rêverie éveillée, depuis le début de son voyage, elle était consciente que la décision qu’elle avait prise allait changer à tout jamais sa vie. Tout recommencer à zéro, ailleurs. Elle se sentait comme une héroïne de roman qui s’apprêtait à entreprendre une quête vers son Graal : un avenir meilleur. Elle serait la Madame Bovary qui aurait choisi de vivre, de quitter son époux et tout recommencer ailleurs, de vivre la vie à laquelle elle avait toujours aspiré. Cela ne l’empêchait pas pour autant d’être anxieuse, mais à cet instant elle préférait penser à son arrivée auprès de son époux, ils étaient encore jeunes pour se marier mais ils ont choisi de s’unir, pour le meilleur et le pire, allant contre l’avis de la plupart des membres de leurs familles. Pour les deux âmes-sœurs, c’était une évidence, l’amour transcende tout. Il a ses propres règles et n’a besoin du consentement que des deux protagonistes qui le ressentent et le vivent.

Le voyage que Plume avait entrepris pour en arriver là où elle en est aujourd’hui était long et laborieux mais elle avait le sourire à cet instant même. Elle savait que plus jamais elle ne devra y retourner ou du moins pas pour un long moment. Elle avait enfin laissé derrière elle toutes ces personnes qui essayaient de la tirer vers le bas, qui l’empêchaient de briller. Elle se sentait si terne après toutes ces années de souffrance. Elle c’était résolue à ne plus se torturer à vouloir comprendre la méchanceté gratuite. Elle a pu échapper de l’étreinte du mal qui l’entourait mais non pas sans y laisser quelques plumes.

Djihane S.

Image: modeste montage personnel, avec des photographies que j’ai prises, seule la valise est d’internet. La citation, personnelle aussi.

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