La femme de pluie

La femme de pluieJe tiens à remercier Babelio et son opération masse critique, ainsi que les Editions Chemins de traverse pour cette belle lecture.

Titre: La femme de pluie
Auteur: Katy Axer
Éditeur: Éditions Chemins de traverse
Catégorie: Littérature française/ Romans et récits
Nombre de pages: 90
Parution : 10/09/2013

Résumé de l’éditeur

Un univers à la fois étroit et immense. Des images fortes et répétitives. Une métropole exotique et lointaine, floue. Mais aussi l’analyse fine et sensible d’une relation de couple. Une impossibilité déchirante. Une rupture inévitable. Ce qui lui précède. Ce qui la suit. Et le ressassement, si conforme à la réalité de la pensée torturée des amants inconciliables. La femme de pluie est un beau récit, poignant, sur l’amour empêché, mais aussi une réflexion sur le souvenir, la sélection qu’on effectue, le tri que l’on fait, que l’on ne peut que faire, pour se protéger.

Par ses ressassements, ses tours et détours autour d’un objet unique, La femme de pluie a une force et une beauté durassienne. Pour notre plus grand plaisir.

Avis

La femme de pluie a été une très belle découverte faite grâce à l’opération masse critique de babelio. Un récit très poétique qui souligne, avec beaucoup d’émotions, l’incommunicabilité dans le couple, qui s’installe parfois pour l’enfermer dans un cercle infernal qui ne peut que le consommer à petit feu.

La femme de pluie est un récit court où il n’y a pas de dialogue, j’avais l’impression de lire un poème en prose car Katy Axer a une très belle plume qui se savoure. Le texte est imprégné d’une profonde tristesse qui m’a bouleversée. C’est l’histoire d’une femme qui, par amour, accepte d’être l’objet sexuel d’un homme qui ne partage pas ses sentiments, pendant plusieurs années elle vit ainsi. Une relation qui va la ronger de l’intérieure et la détruire physiquement et psychologiquement mais un événement viendra tout bouleverser pour faire éclater cette routine.

L’eau est très présente dans le roman pour ne pas dire dans toutes les pages, l’eau comme source de toute vie et comme probable cause de son extinction si elle advient à disparaître, une magnifique métaphore de la relation de ce couple. Les deux personnages sont à la fois, l’un pour l’autre, source de bonheur mais aussi source de destruction.

Autre aspect intéressant dans ce récit est le fait que seule la femme a droit à un prénom, Lou alors que le personnage masculin est nommé « l’homme« , comme si l’auteure avait envie de souligner son insignifiance, le condamnant à demeurer sans être nommé pour le punir du mal qu’il a fait à Lou. Cette dernière est un personnage que j’ai trouvé puissant et faible à la fois: puissant pour son envie de changer les choses dans sa vie et faible parce qu’elle s’est laissée écraser, trop longtemps, par le poids de son amour pour cette homme qui ne la méritait pas.

Je vous conseille la lecture de La femme de pluie, un très beau texte poétique et puissant. Il parle de choses vraies, de l’amour comme source de vie ou de destruction des êtres qui croisent son chemin.

Djihane S.

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