Traqué, tome 1

traqué 1Titre: Traqué
Auteur:
Andrew Fukuda
Traducteur: Benjamin Kuntzer
Éditeur:
Michel Lafon
Nombre de pages:
370
Catégorie:
Fantastique
Parution :
04/04/2013

Résumé 

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Le seul moyen de survie pour cet adolescent : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un humain, un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il vit secrètement parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable identité. Malgré tout, Gene est parvenu à se fondre parmi ces « autres » et à créer un semblant de vie normale. Mais sa routine est bouleversée, et sa sécurité, menacée, le jour où il est sélectionné pour participer au grand jeu : la Traque. Toutes les décennies, le gouvernement organise une immense chasse où seule une poignée de privilégiés peuvent pister, abattre et dévorer les rares humains survivants gardés en captivité pour l’événement. Formé à l’Institut pour traquer ses semblables, Gene est sur le qui-vive. Car désormais, sa vie s’organise en meute avec les chasseurs, et le moindre faux pas pourrait trahir sa condition et lui être fatal. Parviendra-t-il à maintenir l’illusion, alors que les soupçons sur sa vraie nature s’alourdissent ? Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

Avis

En lisant le synopsis je m’attendais à lire une dystopie mais j’ai vite compris que ce n’était pas le cas. J’ai cru un moment que les prédateurs en question sont apparus récemment (Quelques dizaines d’années) mais en réalité, non. Ils ont l’air d’avoir créé leur société depuis très très longtemps. Il n’y a pas non plus de repaire géographique pour se repérer par rapport à notre monde. J’en déduis donc que ce monde est créé de toute pièce malgré un point commun avec le notre: Les humains.

Dans le monde créé par Andrew Fukuda, les humains sont une espèce en voie  d’extinction. L’humain, communément appelé « homiféré », n’est rien d’autre que du gibier. Les prédateurs qui peuplent en masse cette terre n’ont pas de nom, ils sont considérés comme les êtres normaux de ce monde. Même les homiférés survivants qui se cachent parmi eux se qualifient eux-mêmes d’anormaux. C’est pour dire à quel point le rapport proie/chasseur est ancrée profondément dans cet univers. Les prédateurs ne sont décrits que par leur mode de vie. Celui-ci se rapproche assez de celui des vampires, sans vraiment être des vampires. L’auteur écrit son récit d’une façon si originale, que l’absence de prénoms des personnages n’était absolument pas dérangeant.

Nous suivons un « homiféré », Gene alors au lycée (Incognito). Nous apprenons à travers ses yeux tout ce qu’il doit faire pour ne pas révéler sa véritable nature, un humain rempli de sang et de chair fraîche. Nous faisons connaissance avec un monde cruel pour les humains, dénué de toute émotion. Gene doit user de tous ses talents pour rester vivants et c’est d’autant plus vrai lorsqu’il se fait sélectionner pour être chasseur dans la toute dernière chasse à l’homiféré.  On pourrait croire que le plus excitant dans le livre est justement cette chasse mais ce n’est pas forcément le cas. Il se passe beaucoup de choses avant le début de la chasse et toute ses choses apportent une tension monstre.

J’ai beaucoup aimé ce livre et j’ai été ravi d’apprendre que ce n’est que le tome 1 d’une trilogie. Andrew Fukuda écrit d’une manière originale avec un concept très intéressant. La tension qui émane de chacun de ses mots est palpable. L’ouvrage m’a tenu en haleine durant toute ma lecture. J’ai hâte de connaître la suite de cette histoire.

Traqué provoque une tension incroyable avec son univers qui se démarque des autres.

Citation

« À dire vrai, je ne pense pas qu’il reste un seul d’entre nous. À part moi. Voilà ce qui arrive quand on est un mets délicat. Une drogue dure. L’espèce s’éteint. »

Fabien S.

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12 réflexions sur “Traqué, tome 1

  1. Dès que j’ai lu cette phrase : « Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un humain, un « homiféré » » ma première pensée a été de me demander comment Gene fait pour se comporter ainsi et surtout.. NE PAS TRANSPIRER ?!?!. Je veux qu’en sentiment de traque/peur/danger, l’homme est capable de réfréner des émotions ou des sensations mais « ne pas transpirer ».. voilà qui attire fortement mon attention.. Ouiiii il n’y a pas que ça quand même. Le fait de considérer les hommes des anormaux dans cette société de « prédateurs » et de savoir comment du coup il va faire pour survivre à la Traque.

    Si j’ai l’occasion je le lirai 😉 Merci de ta chronique !

    J'aime

  2. En lisant le résumé, j’ai pensé à un mélange entre Hunger Games, La 5e Vague et… Et du canibalisme ?
    Mais ton avis m’intrigue, ca me tente bien de découvrir cette tension permanente et la plume de Andrew Fukuda.
    Merci pour cette chronique.

    Aimé par 1 personne

  3. Pingback: Boîte aux lettres #40 (+Vente privée Michel Lafon) | Les instants volés à la vie

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