Toute la beauté du monde n’a pas disparu

Je tiens à remercier Gallimard jeunesse pour cette lecture.

Titre: Toute la beauté du monde n’a pas disparu
Auteure: 
Danielle Younge-Ullman
Traducteur: Laetitia Devaux
Éditeur: Gallimard jeunesse – On lit plus fort
Collection: Scripto
Catégorie:  Young adult
Nombre de pages: 366
Parution: 20/04/2017

Résumé

Trois semaines de camp d’été dans la nature la plus sauvage, dans les conditions les plus rudes, avec pour compagnons un groupe d’adolescents borderline au passé traumatisant… Tel est le défi qu’Ingrid, dix-sept ans, est appelée à relever pour prouver à sa mère sa force de caractère et poursuivre son rêve : devenir, à son tour, une brillante chanteuse lyrique.
Pourtant, Ingrid n’a rien d’une fille de la nature.
Saura-t-elle faire face à la dureté de l’expérience, et à sa propre tragédie ?

Avis

Ingrid se retrouve obligée à passer trois semaines dans un camp d’été, un camp dans la nature la plus sauvage. Et comme si cela n’était pas suffisant, elle se retrouve accompagnée de marginaux. Une chose est sûre, l’adolescente veut aller au bout de cette épreuve. Comme si elle avait envie d’exorciser le poids d’un lourd secret qui l’a brisée en mille morceaux. Le lecteur suit non seulement son quotidien dans ce camp mais également son histoire, son passé, ce qui l’a menée là où elle est aujourd’hui.

Véritable roman d’apprentissage, Toute la beauté du monde n’a pas disparue est un gros coup de cœur. En commençant ma lecture, j’étais loin d’imaginer à quel point ce texte allait me troubler, m’émouvoir et me toucher en plein cœur. Pour son histoire, construite avec une telle justesse et finesse que c’est un véritable voyage émotionnelle que Danielle Younge-Ullman nous offre. Chaque détail nous permet de constituer le puzzle de la vie d’Ingrid.

L’auteure maîtrise son récit à la perfection. Décrire l’évolution d’Ingrid au sein du camp était très intéressante car l’adolescente fragile qui débarque au milieu de cette nature sauvage est à l’état de chrysalide. C’était magnifique de la voir devenir un papillon par la suite. J’ai eu un réel coup de cœur pour cette jeune fille, elle est un parfait mélanger de fragilité et d’une force incroyable qui souligne sa maturité. Dans les chapitres qui relatent son passé et sa relation difficile avec sa mère, j’ai été impressionnée devant sa force. Malgré les épreuves qu’elle a vécu, elle a envie de croire que des lendemains meilleurs sont possibles.

J’ai apprécié les personnages secondaires qui gravitent autour d’Ingrid, ils ont tous un vécu et cette expérience va leur permettre de se remettre en question et de tâcher d’avancer. L’auteure a su leur donner vie mais surtout de la profondeur. Un large panel de personnalités qui sauront vous toucher ou pour certains vous exaspérer.

Je suis tombée également sous le charme de la plume de Danielle Younge-Ullman. Magnifique, poétique et il en émane tant d’émotion. Elle traite de thèmes forts, notamment, le poids d’une relation difficile avec un parent. Surtout quand celui-ci est égoïste et ne sait pas faire passer le bien son enfant avant le sien, comme c’est le cas de la mère d’Ingrid qui m’a inspiré tant de colère. Une mère se doit non seulement de montrer l’exemple à son enfant mais aussi d’être le pilier sur lequel il peut se reposer et non le contraire.

Une histoire émouvante qui m’a fait verser quelques larmes, une construction narrative originale et maîtrisée, des personnages forts et profondément humain, le tout porté par une plume poétique sur un ton juste. Je suis tombée amoureuse de ce roman qui a su me surprendre et qui a bien des choses à nous apprendre, une véritable leçon de vie. Un gros coup de cœur. Assurément parmi mes lectures préférées de 2017. Une magnifique pépite.

Citations

« Avec toi, c’est impossible d’avoir de l’espoir, de voir les choses en grand ou bien de tenter quelque chose… tu détruis tout ce qui t’arrive de bien, et tu fais pareil pour moi, juste au cas où je commencerais à être heureuse »

« Si j’avais le pouvoir de fabriquer les arcs-en-ciel, il y en aurait un chaque matin devant ta fenêtre. »

« Là, j’ai envie de raconter mon histoire. J’ai l’impression que ses yeux me nourrissent. Que si je posais la main sur sa joue puis la descendais jusqu’à sa poitrine, je saurais si je fais battre son cœur plus vite, ce qui vaut mieux que toutes les conversations du monde. J’ai l’impression que je pourrais passer cent ans à dormir, j’ai envie de pleurer, de chanter… j’ai envie de m’allonger sur le dos pour contempler le ciel et de laisser les étoiles me tomber dans les yeux. »

Djihane S.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s