La croisade éternelle tome 1: La prêtresse esclave

Je tiens à remercier les éditions Bragelonne pour cette lecture.

Titre: La croisade éternelle tome 1: La prêtresse esclave
Auteur: Victor Fleudry
Éditeur: 
Bragelonne 
Parution : 
10/04/2019
Catégorie: 
Fantasy
Nombre de pages: 
384

Résumé

Au cœur de la capitale d’un empire millénaire, la prêtresse Nisaba est la principale servante de l’héritier royal, Akurgal. La jeune femme a de quoi haïr la famille régnante, même si elle est forcée de servir son maître sans protester. Or celui-ci est réputé pour sa décadence, utilisant sans mesure ses oblats, des esclaves sacrés dont il s’est approprié les sens grâce à ses pouvoirs mystiques – ces derniers sont contraints de partager ses sensations, douleur, plaisir, mémoire et plus encore.

Mais quand Akurgal décide de partir en croisade aux confins de l’empire, Nisaba se voit obligée de le suivre en laissant son propre fils derrière elle. Alors que secrets et complots semblent se multiplier dans l’entourage de son maître, la prêtresse esclave parviendra-t-elle à le protéger, et à sauver l’empire tout entier de la ruine ?

Avis

Je n’avais jamais entendu parler de cette nouvelle série et de cet auteur, j’ai découvert ce livre en me laissant tenter par sa quatrième de couverture. Ce fut une très agréable découverte. Une lecture fluide, rapide et constamment intéressante. Le style d’écriture de Victor Fleury est plaisant. Ni simpliste ni soutenu, pile poil ce qu’il faut, parfait pour de la fantasy.

Pour ce qui est du style de fantasy, ce n’est pas du médiéval comme on le voit souvent. C’est un mélange entre plusieurs, on sent que l’auteur était inspiré par plusieurs époques ou modes de vie. Par moment j’avais l’impression de voir des bribes de l’empire romain notamment avec l’envie d’agrandir son territoire ou certains mots latins comme l’atrium. Mais surtout il y a des références à la Mésopotamie et des peuples nomades d’Asie centrale ( Littéralement, Mésopotamie signifie « le pays entre les fleuves », le nom du principal pays de la Croisade éternelle est Pays des deux-fleuves). C’est assez flagrant quand l’auteur cite les yourtes et les ziggourats. Ces édifices amènent un aspect important de la saga: la religion. Elle est présente partout. Le peuple est dominé par une famille proclamée roi-prêtre ou reine-prêtresse.

Je ne suis pas fan des livres traitant de la religion, même si elle est fictive mais je dois avouer que dans La croisade éternelle cela ne m’a pas déplu. Malgré son omniprésence j’ai trouvé que c’était un point fondamental de l’empire d’Ubuk. L’intrigue est intimement liée au culte d’Enlê et l’énorme point fort de la saga c’est le lien entre les oblats et leurs maître. Un oblat, par définition est quelqu’un qui se donne ou est donné à un monastère pour vivre de spiritualité. Dans la croisade éternelle ça va plus loin. Chaque membre de la famille régnante possèdent des oblats qui leurs sont liés à vie. Chaque oblat devient l’esclave de son maître et ils partagent un sens ou un attribut. Shama est l’oblate de vue de la reine-prêtresse Kutha, elles partagent donc leurs vues, chacune d’elles peut voir à travers les yeux de l’autre. Il y a d’autres oblats comme celui de la puissance, du sommeil ou de la mémoire par exemple. Cet élément centrale mettra en haleine le lecteur pendant toute sa lecture. C’est ingénieux et originale.

Concernant l’histoire, celle-ci m’a happé dès les premiers pages. Après un bref prologue, le premier chapitre amène déjà le lecteur à s’interroger. Comment une simple enfant fraîchement arrivée à Ubuk peut devenir l’oblate de peau de l’héritier royale ? Doucement les personnages sont introduits, les objectifs de chacun et le liens entre eux sont dévoilés. J’étais totalement sous le charme de ma lecture. Passionné par celle-ci, j’ai dévoré les pages. Le rythme ne redescend jamais, il se passe quelque chose qui fait avancer l’intrigue dans chaque chapitre. Mais surtout, tout est lié et il n’y a pas de sous intrigue qui part dans tous les sens. Il y a une ligne directrice et l’auteur s’y tient.

C’est impossible de prévoir où l’auteur nous emmène, le chemin emprunté par Akurgal est semé d’embûches et peut changer du tout au tout. Qui aurait pu deviner une telle fin ? Une fin choc qui rend encore moins évident une projection pour le second tome. Mais je fais désormais confiance à Victor Fleury et me laisserai guider par son imagination. Je sais que je ne serais pas déçu. J’ai adoré ce premier tome de la Croisade éternelle. Une fantasy originale et agréable à découvrir.

Fabien S.

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3 réflexions sur “La croisade éternelle tome 1: La prêtresse esclave

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