Le monstre

Je tiens à remercier les Editions Hachette romans pour cette lecture.

Titre: Le monstre
Auteur: Walter Dean Myers
Traductrice:  Valérie Morlot-Duhoux
Éditeur: Hachette romans
Catégorie: Young adult
Nombre de pages: 
208
Parution : 
13/04/2022

Résumé

Steve Harmon, un adolescent afro-américain de 16 ans, voit son monde s’effondrer lorsqu’il est jugé pour meurtre. Le propriétaire d’une pharmacie de Harlem a été tué par balle dans son magasin, et Steve est accusé d’avoir servi de guet. Du jour au lendemain, il se retrouve enfermé derrière les barreaux.
Coupable ou innocent, Steve devient un pion au cœur d’une bataille juridique qui le dépasse. Pour la première fois, il est obligé de penser à qui il est alors que grandit le risque qu’il soit condamné à passer le reste de sa vie en prison.
Pour faire face aux événements horribles qui l’entourent, Steve, cinéaste amateur, décide de transcrire son procès en scénario, comme au cinéma. Il décrit scène par scène la façon dont toute sa vie a été transformée en un instant. Mais malgré ses efforts, la réalité est floue et sa vision obscurcie jusqu’à ce qu’il ne puisse plus dire qui il est ou quelle est la vérité.
Dans ce roman, qui fait l’objet d’une adaptation Netflix, Walter Dean Myers aborde les thèmes de l’identité, des stéréotypes raciaux et des défauts du système judiciaire.

Avis

Un adolescent afro-américain de 16 ans va être arrêté et jugé pour le meurtre d’un propriétaire d’une pharmacie à Harlem. Il s’appelle Steve Harmon et il va se retrouver au cœur d’une bataille juridique qu’il va transcrire sous forme de scénario d’un film.

Le monstre est un roman qui aborde des thématiques fortes autour de l’identité afro-américaine, des stéréotypes, préjugés qui l’entoure et des défaillances du système judiciaire qui, parfois, condamne des innocents et le monde du crime. En ce sens, le livre ne manque pas d’intérêt d’autant plus qu’il est écrit d’une manière originale: le lecteur a l’impression de voir un film. Je n’ai néanmoins pas été totalement séduite par le concept du « roman scénario » parce que je ressentais une distance entre moi, le personnage et son texte. Cela donne un peu un caractère impersonnel au tout. Je comprends que l’auteur ait voulu mettre en scène cette mascarade, celle de juger un adolescent juste parce qu’il est noir et habite à Harlem. Comme si nos origines, notre religion et notre couleur de peau nous prédisposaient à être, par exemple, des criminels. Je n’ai pu qu’être en colère devant autant de racisme.

Le livre est paru en 1999 et il a été réédité, en poche, à l’occasion de la sortie de son adaptation par la plateforme Netflix. J’ai trouvé que le style d’écriture, qui m’a perturbée en le lisant, était plus adapté au format du film. On n’a plus les indications techniques et on se concentre plus sur l’histoire. On ne sait pas si Steve est coupable ou non même s’il clame son innocence et le procès est autant une possibilité pour lui de la prouver que pour le lecteur de la constater par lui-même. Steve m’a fait de la peine et j’avais vraiment envie qu’il s’en sorte.

Une lecture dont le concept d’écriture ne m’a pas séduit mais qui aborde des thématiques, toujours d’actualité. Les Steve Harmon sont encore et toujours jugés dans tous les sens du terme.

Djihane S.

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