Freaks’ café, tome 1

Merci aux éditions Akata pour cette lecture.

Titre: Freaks’ café, tome 1
Auteur: Meika Arisaki
Traducteur: Miyako Slocombe
Éditeur: 
Akata
Collection: WTF
Nombre de pages:
 192
Parution : 22/08/2019

Résumé

Bienvenue au café Statice, un établissement unique en son genre ! Car quelque soit votre paraphilie, Hiro Sen’ichi, son gérant, écoutera vos confessions sans jamais vous juger. Il se peut même qu’au détour de la conversation, il vous serve une infusion sur mesure, rien que pour vous…  Mais Hiro, derrière les apparences, quels sont les secrets qu’il cache ?

Avis

Manga pour un public averti

Le café Statice est un établissement à nul autre pareil. Son gérant, Hiro Sen’ichi, y accueil des clients particuliers: des paraphiles, c’est à dire, des personnes avec des préférences sexuelles fantaisistes comme, par exemple, la maïeusophilie (attirance/préférence sexuelle pour des femmes enceintes).

Les éditions Akata ont des choix éditoriaux audacieux, surtout avec leur collection WTF dont ce manga fait partie: sa particularité c’est de ne pas faire dans le politiquement correct. J’avais déjà lu dans la même collection Made to heaven et je voulais réitérer l’expérience avec Freaks’ café. Ce manga est difficile à décrire tellement il est singulier. Il se distingue déjà par le thème traité: la mise en scène de déviances sexuelles dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Avec ce titre on dort moins bête, c’est la première fois que j’utilise un dictionnaire en lisant un manga.

Le thème de la paraphilie a créé un malaise chez moi, je ne doute pas que ça puisse exister mais que l’on confronte le lecteur à cela, c’est une autre histoire. De ce fait, je vous avoue que je ne savais pas vraiment quoi penser de ce titre tout au long de ma lecture. Il m’a fallu prendre du recule pour essayer de l’appréhender. Je me suis posée la question: qu’est-ce qui peut pousser un auteur à dessiner/écrire sur un tel sujet? C’est osé mais faut-il pour autant ne pas en parler car ça dérange? Au moins, cette lecture pousse à la réflexion.

Malgré ce malaise, je n’ai pu que remarquer et apprécier le trait d’humour noir de Meika Arisaki. Il n’y a pas un client pour en rattraper l’autre. Quand on pense qu’on a rencontré le pire des pires, le personnage qu’on pensait être le plus innocent cachait bien son jeu jusqu’à la dernière minute. Meika Arisaki décortique d’ailleurs avec une exactitude effrayante les côtés les plus sombres de l’âme humaine. Mais ce qui m’a le plus intriguée dans cette histoire, c’est de savoir pourquoi le gérant du café Hiro avait décidé d’ouvrir un tel établissement. Ce personnage qui parait calme, cache plus d’un secret.

Le tome 1 de Freaks’ café est un manga détourant, lugubre avec un humour très noir. La thématique de ce titre m’a mise très mal à l’aise et ça sera le cas de plus d’un lecteur (sauf si vous êtes paraphile). Meika Arisaki ne prend pas de gants pour décortiquer avec une précisions effrayantes des recoins les plus sombres de l’âme humaine. Un titre que j’ai bien aimé. Mais attention, âmes sensibles s’abstenir.

Djihane S.

4 réflexions sur “Freaks’ café, tome 1

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s