Mosquitoland

Je tiens à remercier les Editions Milan pour cette lecture.

Titre: Mosquitoland
Auteur:
David Arnold
Traductrice: Maud Ortalda
Éditeur:
Milan/ Page turners
Nombre de pages: 352
Catégorie:
Jeunesse, récit de voyage
Parution : 22/03/2017

Résumé

Mary Iris Malone, que tout le monde appelle Mim, ne voit pas le monde comme tout le monde. Atteinte de troubles mentaux, elle navigue entre le monde réel et le monde qu’elle s’invente. Le jour où elle apprend que sa mère est très malade, elle part bille en tête la retrouver, même s’il faut pour cela traverser les États-Unis. Commence un surprenant et émouvant road movie. La route, les bonnes et les mauvaises rencontres, l’espoir et la désillusion. Et, au bout de chemin, une ado qui fait face à ses propres démons.

Avis

Mary Iris Malone alias Mim est une adolescente pas comme les autres, ses troubles mentaux l’amènent à osciller entre deux mondes. Celui dans lequel elle vit et celui qu’elle s’est inventée. Quand elle apprend que sa mère est malade elle décide d’aller la retrouver. A travers un road trip de 1524 km, le lecteur est embarqué dans l’univers loufoque de Mim.

J’ai d’abord été attirée par la très belle couverture de ce roman et ensuite par sa quatrième de couverture qui m’intriguait. J’ai été très agréablement surprise par le récit de Mim. D’un côté, l’histoire est rafraîchissante et drôle, de l’autre, on y retrouve aussi un ton plus sombre qui rend ce texte jeunesse d’une profondeur saisissante.

Mim est un personnage haut en couleurs, j’ai eu un coup de cœur pour cette adolescente très attachante. Elle a un humour particulier, entre ironie mordante et discours déjanté. Elle a su donc me faire sourire mais aussi me toucher en plein coeur avec son histoire. Au fil des pages, on découvre les raisons qui l’ont poussée à entreprendre ce voyage. Elle les explique dans son journal sous forme de lettres que l’on découvre au détour d’une aventure.

Ce sont les derniers chapitres qui m’ont le plus émue et surpris, quand on découvre enfin ce qu’elle nomme le grand scoop. On arrive à constituer le puzzle de la vie de Mim. Malgré son jeune âge, j‘ai été admirative devant la maturité avec laquelle elle gère les choses et ses troubles mentaux. J’ai également adoré la surprenante galerie de personnages qu’elle va rencontrer tout au long de sa quête. Un véritable arc-en-ciel de profils très différents et qui sortent de l’ordinaire. En particulier Walt et Beck.

Ce qui donne aussi à ce roman toute sa profondeur ce sont les thèmes qu’il traite: les maladie mentales chez les adolescents, les familles recomposées et la responsabilité des parents dans l’équilibre de leurs enfants. Le tout porté par la très belle plume de David Arnold, une plume drôle, décalée et qui sait toujours trouver le ton juste pour aborder des sujets légers comme les plus sérieux. Dans ce récit d’apprentissage Mim va beaucoup apprendre de l’école de la vie et surtout grâce à ses compagnons de voyage.

J’ai adoré Mosquitoland, un roman décalé, unique et surprenant. Un véritable ovni littéraire à mettre entre les mains des lecteurs qui aiment les romans tragi-comiques avec des personnages atypiques et très attachants.

Citations

« Je suis un cabiné de curiosité, un cirque de neurones et d’électrons: Mon cœur est le Monsieur loyal, mon âme la trapéziste et le monde est mon public. Ça sonne bizarre, parce que ça l’est, et ça l’est, parce que je suis bizarre. »

« C’est un sentiment étrange, d’être dépité par sa propre génération. Il y a longtemps que j’ai changé mon idéalisme de châteaux en Espagne – puisqu’il se rapporte à ce que sont les gens et à leurs intérêts – pour un point de vue plus réaliste sur le monde (…) Sans s’en rendre compte, on se retrouve au lycée, à se demander si on est le seul à avoir lu Le meilleur des mondes de Huxley, en entier et pas seulement le résumé sur Wiképédia. Ou alors, on est à la cantine en train de réfléchir à la complexité du dernier Christopher Nolan, tandis que les pom-pom girls de la table voisine débattent de je ne sais quelle télé-réalité en vogue cette semaine. »

(Je pense que cette comparaison ne s’applique pas seulement aux adolescents de nos jours, vous ne trouvez pas ?)

Djihane S.

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