Celle que je suis, tome 1

Titre: Celle que je suis, tome 1
Auteurs: 
Koko Suwaru et Bingo Morihashi
Traducteur: Oliver Claire
Éditeur: 
Akata
Nombre de pages:
 177
Catégorie:
shôjo
Parution :
10/01/2019

Résumé

Années quatre-vingt, Tokyo. Yûji Manase est étudiant. Mais il vit au quotidien avec deux secrets dont il n’a jamais parlé à personne : d’une part, les sentiments qu’il éprouve pour son ami de longue date Masaki Matsunaga, et de l’autre, le malaise qu’il ressent vis-à-vis de son corps. Un jour, Yûji pose la main sur une robe que sa sœur a laissée dans son appartement, sans savoir que cet acte allait bouleverser sa vie…

Avis

J’étais impatience de découvrir ce nouveau titre des éditions Akata qui va se conclure en deux tomes. Il est dans la même lignée qu’Éclat(s) d’âme, série déjà terminée en 4 volumes (tome 1tome 2, tomes 3 et 4).

L’histoire se déroule dans les années quatre-vingt. On fait la connaissance de Yûji Manase, un étudiant qui vit avec deux secrets qu’il n’ose pas révéler. Il est amoureux de son ami de longue date Masaki Matsunaga et il se sent mal dans son corps d’homme. C’est en ayant entre les mains la robe de sa soeur que sa vie va basculer.

J’ai tout simplement adoré ce titre. J’ai été séduite par la qualité graphique du manga, les dessins sont magnifiques: sans trop fioriture, avec un coup de crayon délicat qui met en avant les expressions du visage des personnages, encore plus celles de Yûji qui m’a bouleversée à travers sa recherche identitaire. Le malaise qu’il ressent vis à vis de son corps m’a rappelé le film Danish girl qui relate l’histoire de Gerda Wegener et Lili Elbe, née Einar Wegener. Souvent il est difficile de vivre avec son propre corps quand on ne l’accepte pas mais il est encore plus difficile d’être un homme et de sentir femme et vis versa.

L’histoire est émouvante et on est encore plus touchée par Yûji qui vit dans une époque où la réflexion sur l’identité de genre n’était pas encore répandue. Le personnage se sent seul sans personne avec qui il peut parler de toute cette transformation qui s’opère en lui. J’étais triste de voir que parfois il se disait être « pas normal » à ressentir toutes ces choses, de rêver d’être une femme alors qu’il est né homme.

Des dessins magnifique, une histoire bouleversante et un personnage que l’on a envie de prendre dans nos bras. Un manga engagé sur l’identité de genre au cœur des années 80. Une belle pépite d’émotion.

Djihane S.

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